Grève des gardiens de prison : recours d'un détenu rejeté

, modifié à
  • A
  • A
La grève des gardiens de prison dure depuis 12 jours.
La grève des gardiens de prison dure depuis 12 jours. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Partagez sur :
Un détenu de Moulins-Yzeure avait déposé un recours, estimant que la grève des gardiens de prison avait conduit à une dégradation de ses conditions de détention.

Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté vendredi le recours d'un détenu de Moulins-Yzeure, dans l'Allier, qui avait saisi la justice pour dénoncer les conséquences du mouvement des gardiens sur ses conditions de détention, a fait savoir son avocat. "On sait que le référé-liberté, c'est toujours très compliqué. Mais ce qui est positif, c'est que comme par hasard depuis le recours, la cantine a été réactivée et les détenus n'ont plus de problème de douche", a expliqué l'avocat du détenu, Me Sylvain Gauché.

Pas de traitement inhumain ou dégradant. Dans ce recours, le détenu expliquait que "depuis neuf jours", il n'avait pu prendre "aucune douche", n'avait "pas eu droit à des promenades" et que les poubelles de sa cellule n'avaient pas été collectées. Mais le tribunal a estimé que ce détenu "ne peut sérieusement prétendre avoir été soumis, à ce jour, à un traitement inhumain ou dégradant depuis le début du mouvement des surveillants pénitentiaires au centre pénitentiaire de Moulins Yzeure", selon le jugement que l'AFP s'est procuré.

12 jours de grève. Car, "contrairement aux allégations du requérant", les douches et la promenade ont pu être assurées certains jours et la cantine devait être assurée vendredi pour les "denrées non périssables". Au douzième jour de blocage, la grève des gardiens de prison a continué mais dans une moindre mesure. Et dans l'après-midi, l'Ufap-Unsa, syndicat majoritaire, a indiqué qu'il signerait le projet d'accord de la chancellerie, qui promet de renforcer la sécurité des agents et d'augmenter les primes. Les deux autres syndicats représentatifs, FO et la CGT, l'ont en revanche rejeté exigeant une revalorisation statutaire.