"Gilets jaunes" : un avocat interpellé à Nancy pour "incitation à la rébellion"

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Nancy avocat gilets jaunes
Maître Vallas, adhérent de Debout la France, aurait rappelé aux "gilets jaunes" leur droit de manifester. © Capture d'écran Youtube/Eric Plisson
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Un avocat a été placé en garde à vue quelques heures samedi à Nancy, après avoir incité les manifestants à rompre le cordon de sécurité de la police, ce qu'il conteste. 

Un avocat a été interpellé et placé en garde à vue samedi pour "incitation à la rébellion" lors d'un rassemblement dans le calme de près d'une centaine de "gilets jaunes" à Nancy, à l'occasion de "l'acte 9" de la mobilisation, a rapporté dimanche le parquet. La garde à vue de l'avocat, inscrit au barreau d’Épinal, a été levée samedi à 19h "sur instruction du parquet de Nancy", a précisé François Pérain, procureur à Nancy. La procédure a été transmise au parquet, qui prendra une décision sur les suites à donner aux faits après en avoir pris connaissance dans son intégralité. 

Il les incite à rompre le cordon de sécurité. Alors que des "gilets jaunes", dont le nombre a varié de 40 à 100, étaient rassemblés dans le calme sur la place de la République, "un individu extérieur au rassemblement criait aux manifestants qu'il était avocat et (les) incitait à rompre le cordon de sécurité" mis en place par les forces de l'ordre, a relaté le procureur, confirmant une information de L'Est républicain. Il les appelait aussi "à quitter les lieux en prétendant que la manœuvre effectuée par la police, visant finalement à intimer aux manifestants de ne pas circuler sur la voie publique, était illégale", a-t-il ajouté. Il s'en est suivi "un mouvement de foule, certaines personnes entreprenant notamment d'enjamber les barrières mises en place et allant au contact des policiers qui les repoussaient sans difficulté", a décrit François Pérain.

Des images de cette séquence ont été diffusées sur les réseaux sociaux : 

Des cartes de visite distribuées aux manifestants. Le rassemblement des "gilets jaunes" était non-déclaré en préfecture, donc "illicite", a-t-il rappelé. Placé en garde à vue pour "incitation à la rébellion", l'avocat a contesté "avoir exhorté les manifestants à rompre le dispositif de sécurité". Il a reconnu "s'être entretenu avec quelques manifestants et avec quelques membres des forces de l'ordre" et "avoir distribué des cartes (de visite) professionnelles à cette occasion", a-t-il ajouté.

Nicolas Dupont-Aignan s'est indigné de cette arrestation sur Twitter, indiquant que Maître Vallas, "adhérent" de son parti Debout la France, "rappelait à des 'gilets jaunes' leurs droits".