Au micro de Laurence Ferrari dans "La Grande interview" sur Europe 1 et CNews, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a mis l'accent sur les fraudes sociales et fiscales contre lesquelles un projet de loi doit être voté à l'Assemblée nationale ce mardi. Un texte qui, assure-t-il, permettra de mieux sanctionner les contrevenants.
Comment agir contre la fraude sociale et fiscale ? Le gouvernement planche sur un projet de loi qui doit être voté ce mardi et qui doit permettre de récupérer au moins un milliard d'euros. Au micro de Laurence Ferrari dans "La Grande interview Europe 1/CNews", Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail a d'ailleurs appelé les députés à faire preuve de responsabilité.
"Quel message envoient-ils ? Est-ce que ils envoient un message pour renforcer la lutte contre la fraude et pour protéger les Français honnêtes et les entreprises nombreuses qui règlent leur charge sociale ? Ou, au contraire, vont-ils laisser faire ? Moi je ne veux pas laisser faire", martèle le ministre, rappelant que "les Français nous demandent de faire preuve de plus de fermeté" en la matière.
"Mieux repérer les entreprises qui fraudent"
Promettant des "instruments nouveaux" si le texte était adopté, Jean-Pierre Farandou développe : "On pourra croiser des bases de données pour mieux repérer les entreprises qui fraudent et être plus efficaces en matière de contrôle". L'ancien patron de la SNCF évoque également "une capacité de flagrance qui fait que l'on bloque les comptes dès qu'on suspecte une entreprise de frauder".
Devant les critiques de la gauche, Jean-Pierre Farandou promet toutefois de conserver "le droit à l'erreur" et de faire preive de bienveillance "pour certaines négligeances". "Mais lorsque la fraude est répétée, intentionnelle et caractérisée, et qu'il y a par exemple en main les preuves qu'une personne touche des aides auxquelles elle n'a pas droit, on se donne la capacité de suspendre le versement de ces aides". Une mesure de justice sociale, assure-t-il. "Les Français sont prêts à payer des impôts dans la mesure où le gouvernement fait près d'une grande fermeté avec les fraudeurs".