Fonction publique : la grève du 9 mai sera unitaire

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Sept syndicats de fonctionnaires avaient lancé en mars un appel à la grève, estimant que le projet de loi "tourne le dos aux principes de la fonction publique".
Sept syndicats de fonctionnaires avaient lancé en mars un appel à la grève, estimant que le projet de loi "tourne le dos aux principes de la fonction publique". © PHILIPPE LOPEZ / AFP
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La CFDT Fonctions publiques a rejoint vendredi les sept autres syndicats de fonctionnaires - CGT, Unsa, FSU, Solidaires, FA-FP, CFE-CGC et CFTC - qui avaient lancé un appel à la mobilisation le 20 mars.

La CFDT Fonctions publiques a annoncé vendredi qu'elle se joignait à la journée d'actions et de grève prévue le 9 mai pour protester contre le projet de loi de réforme de la fonction publique, qui sera donc commune à tous les syndicats représentatifs du secteur.

Sept syndicats de fonctionnaires - CGT, Unsa, FSU, Solidaires, FA-FP, CFE-CGC et CFTC - avaient lancé le 20 mars un appel à la mobilisation des agents le 9 mai, estimant que le projet de loi "tourne le dos aux principes de la fonction publique".

La CFDT pointe des insuffisances de la part du gouvernement. Mardi, FO a appelé à son tour les agents à la grève contre ce texte, présenté le 27 mars en conseil des ministres, jugeant qu'il "remet en cause le statut général des fonctionnaires, l'égalité des droits des agents et des usagers, ainsi que l'accessibilité aux services publics". Dernière à se prononcer vendredi sur sa participation à la mobilisation, la CFDT Fonctions publiques avait, comme tous les autres syndicats, voté contre le projet de loi en conseil commun de la fonction publique.  Dans un communiqué, elle "constate que les évolutions qu'elle a pu imposer aux intentions initiales du gouvernement ont été insuffisantes".

Pour le syndicat l'exécutif a "refusé de restreindre" le recours aux contractuels. L'exécutif a "refusé de revenir sur ses positions relatives aux instances de dialogue social", "a refusé de restreindre" le recours aux contractuels, "n'est pas allé suffisamment loin sur les garanties permettant de lutter contre la précarité, ni sur celles encadrant" le nouveau contrat de projet, d'une durée maximale de six ans et minimale d'un an, écrit la CFDT. Il ne s'est "pas engagé" non plus "sur sa volonté de rendre obligatoire la participation des employeurs à la protection sociale complémentaire", souligne le syndicat. La CFDT appelle donc "l'ensemble des agents, fonctionnaires et contractuels" à se mobiliser "afin de faire savoir au gouvernement et aux parlementaires qu'ils attendent autre chose en matière de respect du statut (...), de reconnaissance de leur travail et de leur engagement au service de l'intérêt général".