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Fin de vie : «Comment des parlementaires ont pu voter ça ?», s'interroge Nicolas Dupont-Aignan

[Europe 1 / CNews]

Adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale, la proposition de loi sur la fin de vie continue de diviser la classe politique. Invité de la Grande Interview Europe 1-CNews, Nicolas Dupont-Aignan s'est fermement opposé à la création d'une aide à mourir, estimant que le rôle des soignants est d'"apaiser la souffrance" et de "soigner", et se disant incapable de comprendre le vote des députés favorables au texte.

La proposition de loi sur la fin de vie poursuit son parcours législatif avant un vote décisif le 15 juillet.  Elle prévoit notamment la création d’une aide à mourir et la légalisation de l’euthanasie. À 295 votants pour et 231 contre, l’adoption du texte est loin d’avoir apaisé les clivages dans l'Hémicycle.

Invité de la Grande Interview Europe 1-CNews, Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle et président de Debout la France, estime que la mission des médecins et des soignants, c'est "d'apaiser la souffrance" et "de soigner". "Comment des parlementaires ont pu voter ça ? Je ne comprends pas", s'interroge Nicolas Dupont-Aignan.

"Une mort organisée des plus faibles et des plus fragiles"

Selon lui, la proposition de loi ouvre la voie à de graves dérives et risque de fragiliser durablement l'accompagnement de la fin de vie. Il estime que la priorité aurait dû être de faire appliquer la loi Leonetti et de renforcer les soins palliatifs. "Il y avait la possibilité des soins palliatifs. La loi Leonetti était parfaite, simplement elle n'était pas appliquée", affirme-t-il, estimant que la création d'une aide à mourir découragera les investissements dans ces structures. 

Le président de Debout la France s'inquiète également d'un délai de réflexion qu'il juge insuffisant : "On est le pays où le délai de réflexion pour mourir va être moins élevé que pour se rétracter pour acheter une machine à laver. Deux jours !" Pour lui, le texte constitue "l'abandon des plus fragiles" et "des plus modestes". Il conclut en dénonçant "une mort organisée des plus faibles et des plus fragiles".