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Fin de vie : une réforme appelée à s'imposer durablement malgré les oppositions politiques

[Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

La proposition de loi sur la fin de vie poursuit son parcours législatif avant un vote décisif le 15 juillet. Alors que les débats se tournent déjà vers l'élection présidentielle de 2027, peu de candidats semblent disposés à revenir sur un texte qui pourrait profondément transformer le cadre légal de la fin de vie en France.

Adoptée ce mardi 30 juin à l'Assemblée nationale pour la troisième fois, avec 63 voix d'écart, la proposition de loi sur la fin de vie sera examinée une dernière fois au Sénat la semaine prochaine, avant un ultime vote solennel à l'Assemblée le 15 juillet. Les députés devraient encore se prononcer en faveur de l'aide active à mourir.

Mais quel espoir reste-t-il aux opposants à l'aide active à mourir ? Tous les regards se tournent vers l'élection présidentielle. Le prochain locataire de l'Élysée pourrait remettre l'ouvrage sur le métier. Mais c'est plutôt mal parti.

À en croire les principaux candidats, aucun ne souhaite revenir sur ce texte s'il était adopté, même parmi ses plus farouches opposants. Bruno Retailleau, candidat des Républicains, réclame depuis des mois un référendum sur le sujet. Mais si le texte est définitivement adopté, il n'en sera plus question. Même constat du côté de Marine Le Pen.

Une réforme maintenue après la présidentielle ? 

Quant à Édouard Philippe, favorable à cette réforme, il ne reviendrait pas en arrière, alors même qu'une majorité de ses députés ont voté contre. Comme ce fut le cas avec le mariage pour tous après son adoption, la droite a abandonné ce combat.

Un constat qui réjouit le député MoDem Philippe Vigier : "Je mets quiconque au défi de revenir sur ces lois sociétales un jour. Personne ne le fera, j'en suis sûr." Autrement dit, quel que soit le nom du futur locataire de l'Élysée en 2027, la réforme de la fin de vie devrait être maintenue.