Enfance maltraitée : un site web pour savoir qui alerter

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Grâce à alerterpoursauver.org, les internautes pourront "identifier un interlocuteur de proximité pour agir au mieux lorsqu'un enfant est en danger", explique L'Enfant bleu.
Grâce à alerterpoursauver.org, les internautes pourront "identifier un interlocuteur de proximité pour agir au mieux lorsqu'un enfant est en danger", explique L'Enfant bleu. © Capture d'écran www.alerterPourSauver.org
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L'association L'Enfant bleu lance mardi un site internet qui permettra, grâce à la géolocalisation, de trouver un interlocuteur capable d'aider.

À qui s'adresser lorsqu'on soupçonne qu'un enfant dans son entourage est victime de maltraitance ? L'association L'Enfant bleu lance mardi un site internet recensant les institutions et personnes ressources susceptibles d'intervenir et de "briser le silence".

Identifier un interlocuteur... Sur le site www.alerterPourSauver.org, les internautes pourront "identifier un interlocuteur de proximité pour agir au mieux lorsqu'un enfant est en danger", explique l'association, qui souligne que "60% des personnes soupçonnant des maltraitances dans leur entourage n'agissent pas, faute d'informations sur la conduite à suivre". Ce portail internet, lancé mardi à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'enfant, viendra en complément du 119, le numéro gratuit "Allo Enfance en danger", explique Laura Morin, la directrice de L'Enfant Bleu.

... grâce à la géolocalisation. En entrant sa ville de résidence ou en se géolocalisant, l'utilisateur obtiendra les coordonnées d'une association près de chez lui, et/ou de la Cellule de recueil des informations préoccupantes (Crip) de son département. "Nous voulons vraiment briser le silence car c'est ce qui fait le plus de tort aux enfants", a dit Laura Morin. "Ce qui revient très souvent dans les témoignages que nous recueillons, c'est que dans l'entourage de l'enfant victime, il y a souvent quelqu'un qui savait mais qui n'a rien dit."

Se taire "est répréhensible", rappelle l'association. Les témoins sont parfois réticents à parler car ils peuvent avoir "l'impression que cela ne les regarde pas". Pourtant, "fermer les yeux, c'est laisser un enfant dans l'enfer de la maltraitance. Et de toute façon, se taire, c'est répréhensible", a ajouté Laura Morin.

Selon l'association, deux enfants meurent chaque jour en France de maltraitance. Les responsables du numéro gratuit 119, de leur côté, rapportent avoir reçu près de 470.000 appels en 2016, dont près de 33.000 ont donné lieu à un traitement, soit environ 90 par jour.