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Émeutes du 17 octobre : à Lyon, les commerçants et les habitants consternés par les violences

Sur la place Bellecour de Lyon, l'office de tourisme a été incendié. [Norbert Grisay / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Ce samedi, entre 550.000 et 800.000 manifestants étaient présents à travers toute la France, dont plus de 20.000 à Lyon. Mais les revendications, notamment contre la vie chère, ont laissé place au chaos avec de nombreuses scènes de violence. La place Bellecour, dans la capitale des Gaules, en a fait les frais. De quoi désoler habitants et commerçants.

À Lyon, plus de 20.000 personnes ont participé ce samedi 17 octobre 2026 à différents défilés et autres rassemblements. Parmi eux, des groupes d'individus masqués et vêtus de noir ont affronté les forces de l'ordre. 

Sur la place Bellecour, l'office de tourisme a été saccagé, puis incendié. Des dizaines de commerces ont subi le même sort. Ainsi, commerçants et habitants ont dénoncé ce paysage de désolation.

"C'est écœurant de voir ces casseurs qui ont fait leur course"

Dans la rue de la Charité, près de la place Bellecour, un commerçant a passé la nuit à surveiller sa boutique de vêtements de luxe. Samedi après-midi, il a échappé de peu à une tentative de pillage : "Au moins une dizaine d'individus avec une barre de fer ont essayé de casser ma vitrine. J'étais à l'intérieur de la boutique et, quand j'ai vu ça, je suis sorti pour leur courir après. Ils sont partis en courant."

"Si jamais je n'étais pas là, ils auraient dépouillé la boutique. Je vais rester toute la nuit parce qu'ils n'attendent qu'une chose : que je ferme la boutique. C'est désolant de faire le métier de commerçant et d'en arriver là", poursuit-il au micro d'Europe 1.

"Il y a une bonne partie des manifestants qui sont là juste pour casser et piller. J'ai l'impression de vivre une guerre civile. Mes voisins et mes clients me donnent un coup de main pour sécuriser la boutique. On essaye de survivre parce qu'entre le Covid et les Gilets Jaunes, c'est déjà compliqué. C'est la catastrophe", conclut ce commerçant.

Sur la presqu'île, les vitrines brisées et les boutiques pillées témoignent de l'ampleur des violences. "On est juste hyper choquées de voir des magasins cassés", raconte Claire, 39 ans. "C'est vraiment écœurant de voir ces casseurs qui ont fait leur course et qui reviennent. C'est affligeant", témoigne sa mère, habitante du quartier.

Quelles sont les réponses à apporter ?

Sur la place Bellecour, l'office de tourisme a été incendié. "Ce ne sont même plus des incivilités, c'est un défoulement. On voit bien que maintenant, ce ne sont que des casseurs", assure Jocelyn, 42 ans, qui vit à proximité.

"Maintenant que les magasins sont pillés, ça va se calmer. Mais c'est quelque chose qui peut réapparaître. Donc, qu'est-ce qu'on met en place en face pour pouvoir avoir des réponses rapides, structurées et qui aient un vrai effet ?", se questionne-t-il.

Des violences qui ont fini par occulter les revendications des milliers de manifestants qui, eux, étaient venus place Bellecour pour soutenir la mobilisation lycéenne et dénoncer la vie chère.