Du 13e siècle à Napoléon, quelle est l'histoire du bac ?

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Fabrice D'Almeida est revenu sur l'histoire du baccalauréat. Capture d'écran 2:01
Fabrice D'Almeida est revenu sur l'histoire du baccalauréat. Capture d'écran © Europe 1
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C'est sous Napoléon en 1808 qu’est créé le bac de lettres, le premier grade universitaire alors nécessaire pour passer le bac de sciences, rappelle Fabrice D'Almeida sur Europe 1. 
RÉCIT

C'est le grand jour pour les candidats. Quelque 740.000 élèves vont franchir lundi les portes des lycées pour passer la première épreuve écrite du baccalauréat, celle de philosophie. Dans "Debout les copains", le spécialiste histoire d'Europe 1 Fabrice D'Almeida revient sur la création du célèbre examen, qui remonte à plusieurs siècles. 

 

>> De 5h à 7h, c’est "Debout les copains" avec Matthieu Noël sur Europe 1. Retrouvez le replay de l'émission ici

"Le bac remonte au XIIIe siècle, presque dès la création de l’Université de Paris. Car c’est en France que le baccalauréat, littéralement cette 'couronne de laurier', a été créé avant d’être repris partout dans le monde. Mais c'est sous Napoléon en 1808 qu’est instauré le bac de lettres, le premier grade universitaire nécessaire pour passer le bac de sciences. Ces deux épreuves ont été fondues en une seule en 1890 avec deux trains d’épreuves, dont celle de lettres, qui se déroule encore aujourd'hui en première.

Quand a commencé l’épreuve de dissertation de français?

On appelait cela à l'époque la 'composition française'. Et la première tentative d’en faire une grande épreuve écrite se situe entre 1853 et 1857. Les sujets touchaient alors à la littérature, mais aussi à l’histoire ou à la philosophie. Voici quelques exemples de sujets retrouvés dans les annales, comme lors de l'épreuve de 1853, à Bordeaux. 'Quel est le caractère de l’éloquence de Bossuet ?', ou au choix 'L'ignorance de l’avenir est un bienfait pour l’homme'.

 'Développez directement, ou par un apologue cet adage de moral : 'nul ne prend pour soi la vérité qui le condamne'', demandait-t-on à Dijon en 1855. Deux ans plus tôt, à Paris, les élèves devaient raconter 'en peu de mots la mort de Saint-Louis'. 

En relisant tous ces sujets, on se dit que notre savoir a bien changé, tout comme les auteurs cités. Mais une chose est sûre, hier comme aujourd’hui, seul le travail paie, ainsi qu'un peu de chance, qu'on souhaite à tous les candidats".  

Europe 1
Par Fabrice D'Almeida, édité par Antoine Terrel