Drame de Landerneau : le père a bien tué ses deux enfants, confirme le parquet

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Les victimes sont deux jumeaux, un garçon et une fille, âgés de 11 ans. Le père s'est pendu après avoir tué ses deux enfants, l'un par strangulation, l'autre en l'égorgeant. C'est une "lettre explicite sur ses intentions", retrouvé au domicile du père, qui a permis d'établir le déroulement des faits.

Le père retrouvé pendu mercredi à Landerneau devant le siège d'une association s'occupant notamment de personnes handicapées, a tué ses deux enfants, l'un par strangulation, l'autre en l'égorgeant, avant de se suicider, a confirmé jeudi le parquet de Brest.

Il s'estimait "défavorisé par rapport aux aides apportées à son ex-épouse"

Les victimes sont deux jumeaux, un garçon et une fille, âgés de 11 ans. "Les premières constations révèlent que le jeune garçon a été asphyxié par strangulation et que la fillette a été égorgée. Les enquêteurs ont découvert à proximité de leurs corps deux couteaux et une cordelette", a précisé le procureur de Brest, Jean-Philippe Récappé, dans un communiqué. "Les recherches effectuées au domicile du père de famille ont permis d'y découvrir une lettre explicite sur ses intentions de mettre fin à la vie de ses enfants et de se suicider", selon le communiqué.

Né en 1962, le père "exprime sa rancœur à l'égard des services en charge de sa fille handicapée (...) s'estimant défavorisé par rapport aux aides apportées à son ex-épouse dont il est séparé depuis 2011 et divorcé depuis 2013. Il met également en cause le jugement de divorce qui ne lui accordait que des droits de visite et d'hébergement" dans la lettre retrouvée.

Deux plaintes classées sans suite

"Jamais condamné, ce père de famille était néanmoins connu de la justice, suite à deux plaintes déposées par son ex-épouse (...) classées sans suite", a fait avoir le parquet de Brest. La première, en septembre 2017, portait sur des "appels téléphoniques malveillants". La seconde, en juin 2019, "pour des menaces de morts indirectes sur mineurs". Ces deux plaintes ont été classées sans suite car "les éléments recueillis ne permettaient pas de caractériser pénalement une infraction", précise le communiqué.

Saisi en référé par la mère des enfants, "le juge aux affaires familiales de Brest avait (...) ordonné une enquête sociale et une mesure d'expertise médico-psychologique" fin octobre dernier, indique le parquet. 

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP