DOCUMENT - Agriculteurs en colère : Christiane Lambert dévoile la carte des mobilisations

, modifié à
  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :
Deuxième mobilisation des agriculteurs mardi. Des milliers d'exploitants ont prévu de défiler devant les préfectures partout en France. La présidente de la FNSEA révèle chez Europe 1 la carte des manifestations.
INTERVIEW

Dans la quasi-totalité des départements de France, des milliers d'exploitants agricoles manifestent mardi pour la deuxième fois ce mois-ci devant les préfectures pour appeler à une réaction du président de la République. Ils pointent notamment la mauvaise image dont son victimes les agriculteurs aujourd'hui et appellent à des mesures pour sortir des difficultés économiques du secteur. Christine Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), dévoile la carte des mobilisations. Le 8 octobre dernier, le syndicat majoritaire avait revendiqué quelque 10 000 agriculteurs et 6000 tracteurs sur les routes de France.

"Nous comprenons les attentes des citoyens et des consommateurs"

"Les agriculteurs prennent beaucoup de coups dur la tête", affirme-t-elle au micro d'Europe 1. "Or l'agriculture française est reconnue comme la plus durable du monde!" Selon elle, les actions d'"agribashing" et plus particulièrement les intrusions en élevage ont été multiplié par trois. "Les sanctions ne sont pas assez sévères, nous l'avons dit à Christophe Castaner", s'alarme-t-elle. "Nous comprenons les attentes des citoyens et des consommateurs : nous avons réduit le plus possible nos interventions, nous avons réduit de 39% le recours aux antibiotiques sur les animaux."

 

Christiane Lambert s'inquiète notamment de la distorsion de concurrence avec les autres pays européens. "L'incohérence de la politique du gouvernement aujourd'hui réside dans le fait de demander une montée en gamme des agriculteurs français et de nous interdire des produits alors que les frontières sont ouvertes en grand à des produits qui viennent d'ailleurs et qui ne respectent pas du tout les mêmes règles. On a l'impression d'être piégés."