Agriculteurs en colère : "C’est un premier avertissement" pour le gouvernement

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Jérémy Dutour, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs (1280x640) Europe 1 2:00
(Image d'illustration.) © Europe 1
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Les agriculteurs ont manifesté leur colère mardi sur les routes de France pour dénoncer les conditions d'exercice de leur profession. Invité sur Europe 1, Jérémy Dutour, secrétaire général adjoint des Jeunes Agriculteurs, affirme que la mobilisation continuera si rien ne change.
INTERVIEW

Dénonçant les conditions d'exercice de leur profession, les agriculteurs ont bloqué mardi plusieurs axes routiers dans différentes régions de France à l'appel du syndicat majoritaire, la FNSEA, et des Jeunes Agriculteurs. "C'est un premier avertissement", prévient au micro d'Europe 1 Jérémy Dutour, secrétaire général adjoint des Jeunes Agriculteurs.

"On a voulu une action coup de poing, d'où cette mobilisation d'ampleur nationale", explique ce viticulteur et producteur de céréales dans le Gers. "Il y en aura certainement une autre ces prochains jours si le gouvernement ne change pas son fusil d'épaule." Selon lui, près de 10.000 exploitants agricoles étaient mobilisés pour le blocage. Au centre de leurs revendications : l'agribashing, le dénigrement du secteur agricole, et la dégradation de leurs conditions de travail.

"Il y a un enjeu de santé publique au même titre que vous mettez de l'anti-puce sur votre chien"

Les zones de non-traitement aux pesticides (interdiction d'épandre des produits phytosanitaires à moins de 10 mètres des lieux d'habitation), annoncées en septembre par le gouvernement, ont elles aussi mis le feu aux poudres. "Il y a un enjeu de santé publique au même titre que vous mettez de l'anti-puce sur votre chien, de l'anti-moustique dans vos pièces juste avant de coucher vos enfants, que vous appliquez toutes sortes de produits sur votre corps au quotidien", s'irrite Jérémy Dutour.