Déraillement TGV à Marseille : les opérations de relevage avancent comme prévu

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© BORIS HORVAT / AFP
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La SNCF a confirmé dimanche qu'elle tenait les délais fixés pour les opérations de relevage de la rame de TGV sortie de ses rails à Marseille vendredi. L'enquête judiciaire semble écarter la piste d'un "acte de malveillance".

Les opérations de relevage de la rame TGV sortie de ses rails à Marseille vendredi étaient toujours en cours dimanche, avec un état d'avancement "conforme" aux prévisions de la SNCF, alors que l'enquête judiciaire semble écarter la piste d'"un acte de malveillance".

Des délais tenus pour l'instant. "Nous tenons les délais que l'on s'est fixé", a déclaré un porte-parole de l'entreprise publique, précisant que la motrice arrière avait pu être "remise sur les voies". Mais "c'est une opération très délicate car elle concerne une rame TGV Duplex, donc particulièrement lourde", selon la SNCF. La compagnie ferroviaire a fait appel à des renforts techniques en provenance du reste de la région Provence-Alpes-Côtes-d'Azur ainsi que de Lyon afin de relayer les équipes marseillaises, sur le pont depuis vendredi soir.

Un plan pour la semaine à venir. La SNCF a également confirmé un retour à la normale du trafic TER pour vendredi prochain, alors que les trafics TGV, InterCités et OuiGo ont déjà repris leur rythme habituel depuis samedi. "Nous travaillons sur un plan de transport pour la semaine qui sera diffusé vers 17 heures aujourd'hui" dimanche, a ajouté l'entreprise.

Parti à 14h37 de Paris, le TGV 6045 est "sorti de la voie" à l'entrée de la gare Saint-Charles vendredi peu avant 18 heures, sans faire aucun blessé parmi les 350 passagers et le personnel à bord.

Pas d'acte de malveillance. Trois enquêtes ont été lancées pour faire la lumière sur les raisons du déraillement : une interne à la SNCF, une judiciaire et une du Bureau d'enquête sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT). Concernant l'enquête judiciaire, menée par la police de Marseille, "aucun élément qui caractériserait un éventuel acte de malveillance n'a pour l'heure été recueilli", a précisé dimanche le procureur de la République à Marseille, Xavier Tarabeux, interrogé sur les hypothèses d'un sabotage ou d'un acte terroriste.

Une pièce tombée d'une rame ? Les enquêteurs ont par contre recueilli le témoignage d'une passagère d'un TGV en partance de Marseille au moment de l'entrée en gare du train victime du déraillement vendredi, passagère qui aurait vu une pièce tomber de la rame accidentée. "Un morceau de pièce a été retrouvé, qui pourrait correspondre [à ce témoignage], mais il faut rester très prudent", a insisté le procureur, soulignant que quand bien même ce serait le cas, ce n'est pas forcément cette pièce qui aurait entraîné le déraillement.