Déconfinement : à Bordeaux, les rues commerçantes s'organisent pour réguler les flux de passants

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rue Sainte-Catherine à Bordeaux, NICOLAS TUCAT / AFP 1:20
Dans la rue Sainte-Catherine à Bordeaux, des zones d'attente vont être définies pour limiter les contacts entre les passants. © NICOLAS TUCAT / AFP
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Partout en France, les villes s'activent pour organiser au mieux le déconfinement progressif à partir du 11 mai. A Bordeaux, la célèbre rue Sainte-Catherine va changer de visage, coupée en trois tronçons pour réguler la circulation des piétons et clients.

A Bordeaux, un lieu emblématique va changer de visage lundi : la rue Sainte-Catherine, où les passants se rassemblent en temps normal pour faire du shopping, va connaître des restrictions de circulation... pour piétons. Une réorganisation indispensable pour éviter la proximité et les contacts pour lutter contre le Covid-19, et le prix à payer pour rouvrir les magasins. La rue Sainte-Catherine, c'est plus d'un kilomètre de long, près de 10 mètres de large, et des boutiques à droite comme à gauche. Un défi mené avec les commerçants qui ont travaillé avec la préfecture et la mairie pour trouver toutes les solutions possibles.

Des zones d'attente le long des façades

Dès lundi, plus question de déambuler en passant d'un côté à l'autre, la rue va être scindée en trois parties distinctes. "Les deux zones grises, comme dans toutes les rues piétonnes le long des façades, seront transformées en zones d'attente pour entrer dans les commerces", précise Christian Baulme, président de la Ronde des Quartiers de Bordeaux, association qui réunit les commerçants bordelais.

Elle seront marquées par deux balises, sans barrière métallique accidentogène, "pour éviter ces masses, les gens qui se croisent de gauche à droite pour rentrer dans les magasins, ou qui vont couper des files", ajoute-t-il.

Vidéosurveillance et intervention policière

Et gare aux livreurs qui ne respecteraient pas les nouvelles règles, ou aux clients qui oublieraient les distances. "On va utiliser la vidéosurveillance pour être très réactifs si on s'aperçoit qu'il y a une forte concentration ou que les gens ne respectent pas les distanciations", assure Nicolas Florian, maire de Bordeaux. Être réactifs, "avec la police nationale, et municipale, et avec des agents sur place qui ici ou là expliqueront aux passants le bon usage de l'espace public."

Le maire de Bordeaux souhaite également imposer le port du masque, qui sera de toute façon obligatoire dans de nombreuses boutiques.

Europe 1
Par Stéphane Place, édité par Séverine Mermilliod