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Sandrine Prioul (à Trélazé) / Crédit photo : JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Pour soulager les urgences des hôpitaux, souvent saturées, de nouvelles structures voient le jour. Ces centres médicaux de soins immédiats sont accessibles sans rendez-vous et accueillent les petites urgences. Europe 1 s'est rendue dans l'une d'entre elles, à Trélazé, dans le Maine-et-Loire.

Comment soulager les hôpitaux et les services d'urgence qui sont trop souvent saturés ? De nouvelles structures commencent à s'installer en France : les centres médicaux de soins immédiats. Ils se trouvent à mi-chemin entre le cabinet d'un généraliste et les urgences de l'hôpital. Pas besoin de rendez-vous pour s'y rendre, ces centres accueillent les petites urgences. Et à Trélazé, dans le Maine-et-Loire, où Europe 1 s'est rendue, les patients viennent parfois de loin pour se faire soigner.

"L'objectif, c'est de désengorger les urgences de ces petites consultations. Ici, on a le box pédiatrique", précise la docteure Sophie Dambrine en faisant visiter les locaux de ce centre de soins flambant neuf que la professionnelle de santé compare volontiers à un dispensaire.

Éviter que certains patients renoncent à leurs soins

 

L'ancienne médecin urgentiste travaille à quatre mains avec l'infirmière Coralie Poupin. "C'est un travail permanent entre le médecin, l'infirmière et la secrétaire. C'est un vrai trio. Ce que je vois du patient, je transmets au médecin et après elle vient les voir et elle pose le diagnostic", explique l'infirmière.

 

Un partage des tâches ultra-rodé pour des journées sans interruption. Une trentaine de patients à voir pour des urgences relatives, comme René, envoyé par sa pharmacienne qui n'aurait pas consulté sans ce centre. "J'ai un problème à un doigt. Il fallait voir un médecin rapidement. Pour moi, c'étaient les urgences. Mais on n'a pas à prendre de la place aux urgences pour des petits problèmes comme ça. C'est une urgence semi-urgente parce qu'autrement mon problème de doigts se serait aggravé", explique René.

Dans la salle d'attente pleine à craquer, ces patients ont déjà tous intégré qu'avec le manque de médecins, ces structures devenaient des solutions.