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Jean-Luc Boujon (à Saint-Rambert-d'Albon dans la Drôme) // Crédit photo : OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP , modifié à
Ce mercredi matin, les agriculteurs continuent de bloquer l'autoroute A7 dans les deux sens à hauteur de Saint-Rambert-d'Albon dans la Drôme. Le blocage dure depuis plus de 24 heures avec aucune intervention des forces de l'ordre. La Préfecture a même publié un arrêté interdisant la circulation sur cette portion de l'autoroute pour laisser se dérouler la manifestation. Les agriculteurs sont bien décidés à bloquer l'autoroute A7 dans les deux sens, dans la Drôme, le temps qu'il faudra pour se faire entendre leur colère.

"On est prêt à tout, parce qu'on n'a plus rien à perdre…" Ce discours est largement répandu chez les agriculteurs qui bloquent l'autoroute A7 depuis ce mardi, afin d'obtenir des mesures concrètes. Une action forte, à la mesure du désarroi de la profession.

"Notre but était de monter un gros blocage sur une artère forte de l'Europe. On l'a fait pour leur montrer que ce qui se passe en ce moment n'est pas normal. Ils nous en mettent trop sur la tête au niveau administratif. Qu'ils arrêtent ! Qu'ils nous laissent travailler ! Parce qu'en plus, il y a un problème sur nos prix qui ne sont pas rémunérateurs. Ce n'est pas normal. Et moi, ma ferme, je ne veux pas qu'elle meure !", explique Laurent Guironnet, producteur de céréales dans la Drôme.

Soutenus par les routiers

Et aux côtés des agriculteurs mardi, des transporteurs routiers comme Flavien Du Ranquet, patron de la société Filhol, en Ardèche. "Ce n'est pas parce qu'Amazon propose la livraison gratuite le dimanche qu'il faut trouver ça logique. C'est absolument anormal ! Comme le litre de lait, doit être payé comme il faut. Bien, nous, c'est pareil : on demande à ce que notre transport soit payé au bon prix. Pour que nos salariés vivent de leur métier, tout simplement", détaille ce professionnel.

Une exaspération partagée, y compris par les habitants du secteur qui mardi, malgré les bouchons occasionnés, étaient nombreux à déclarer qu'ils comprenaient le mouvement.