Christophe Beaugrand prépare un livre sur son parcours de GPA aux États-Unis

  • A
  • A
christophe beaugrand 2:34
Christophe Beaugrand et son mari ont eu recours à la grossesse pour autrui (GPA) © Europe 1
Partagez sur :
Invité de l'émission "Ça fait du bien", Christophe Beaugrand explique préparer un livre sur son parcours de gestation pour autrui (GPA) aux États-Unis. À la faveur d'une question posée par un auditeur, le journaliste et animateur télé évoque la place de l'argent dans ce parcours, interdit en France.
INTERVIEW

"Effectivement, ça représente un coût qui est important". Répondant à un auditeur d'Europe 1, Christophe Beaugrand raconte au micro d'Anne Roumanoff le parcours de gestation pour autrui (GPA) que son mari et lui ont suivi en 2019 aux États-Unis. Annonçant qu'il prépare un livre sur le sujet, il évoque la place de l'argent dans les parcours de GPA outre-Atlantique, qu'il distingue de ceux pratiqués dans certains pays. "La GPA est interdite en France, mais il est autorisé pour un Français d'y avoir accès dans un certain nombre de pays étrangers", précise le journaliste.

L'animateur télé, père d'un petit Valentin, alerte d'ailleurs sur les pays où, contrairement au Canada et aux États-Unis, "on est beaucoup moins sûr des conditions dans lesquelles les choses se font", citant notamment l'Ukraine. "Je suis passé par les Etats-Unis et, effectivement, il y a tout un tas de frais. Mais ce sont essentiellement des frais liés aux coûts médicaux, parce qu'ils sont extrêmement élevés aux États-Unis", ajoute Christophe Beaugrand.

"L'argent ne peut pas être une motivation"

"Si jamais vous n'avez pas d'assurance et que vous vivez aux Etats-Unis, vous faire opérer, ou tout simplement accoucher, coûte 10.000 ou 15.000 dollars", précise le journaliste. Il explique également en détails pourquoi l'argent entre en jeu. "Il y a des sommes pour les avocats qui gèrent tout ça, parce que c'est un pays très judiciarisé. Il y a les assurances, aussi."

Une somme est, de plus, allouée à la femme qui porte l'enfant. Mais Christophe Beaugrand précise qu'il ne s'agit pas d'une rémunération. "Aux Etats-Unis, on vérifie les revenus. Il faut que ce soit des femmes qui ne sont pas dans le besoin. L'argent ne peut pas être une motivation", résume-t-il.

Une "compensation" est cependant versée à la femme qui porte l'enfant d'un autre couple, afin de subvenir à ses besoins quotidiens. Cette somme sert "quand elle doit arrêter de travailler, pour la garde de ses enfants, pour acheter des vêtements de grossesse, etc.", liste-t-il. "Ce n'est pas une somme qui lui change la vie."

Christophe Beaugrand et son mari ont d'ailleurs gardé des liens avec Whitney, la femme qui a porté leur fils Valentin. "Et on a gardé des liens très forts également avec la donneuse d'ovocyte", complète-t-il. "Il faut savoir qu'aux États-Unis, ce sont deux femmes différentes : la femme n'a absolument aucun lien génétique avec le bébé qu'elle porte. Tout ça, je l'explique dans un livre que je suis en train d'écrire", révèle également le journaliste en fin sa réponse. Il ne précise cependant pas à quel horizon ce livre paraîtra.

Europe 1
Par Alexis Patri