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«C'est une magnifique institution» : les premiers volontaires ont fait leurs premiers pas dans le nouveau Service national

[Alain JOCARD / AFP]

Le nouveau service national, souhaité par le président Emmanuel Macron, a fait sa grande rentrée. Au total, ce sont près de 3.000 jeunes qui se sont engagés, dont une centaine rien que sur la base aérienne d'Évreux. 

Si des millions de jeunes ont fait leur rentrée scolaire, plusieurs milliers ont fait leur rentrée au sein du nouveau service national souhaité par Emmanuel Macron. Âgés de 18 à 25 ans, dont un tiers composé de filles, les 3.000 candidats retenus sur les 5.000 postulants sont formés un mois avant d'être envoyés aux quatre coins du territoire. 

Ils viendront en renfort sur des missions de sécurité, comme lors de l'opération Sentinelle, jusqu'à la fin de l'année scolaire. Pour la plupart en année de césure, les jeunes militaires se sont engagés pour des raisons diverses et variées. 

Rigueur, respect et discipline 

Dès les premières heures du jour, les nouvelles recrues, revêtues de leur treillis s'activent sous les ordres de leur sergent. Le gradé dispose de quatre semaines pour inculquer la discipline militaire à sa brigade, qui répond en chœur par des "Oui sergent". 

Alors que cela ne fait qu'une semaine qu'ils sont arrivés sur la base, certains ont encore du mal à marcher au pas. Le sergent n'hésite donc pas à rappeler à l'ordre les trublions, avant de poursuivre ses indications. C'est justement cette rigueur qu'est venu chercher Isaac. 

À peine sorti du lycée, celui qui se définit comme ayant "un poil dans la main", "avait besoin de ça". Effectivement, après "un été à me lever à 14h, devoir me lever à 6h du matin et me coucher à 22h me fait du bien. Il y a cette discipline, puis celle de se mettre en rang, ne pas parler quand un supérieur est en train de le faire". 

Un esprit de cohésion 

Entre deux exercices de combat fraîchement appris, son camarade de chambrée Yohan raconte que l'armée l'a toujours fait rêver, notamment pour "ses magnifiques défilés militaires". Cependant, l'étudiant en médecine, actuellement en année de césure, s'est surtout engagé pour les valeurs de cohésion et d'équipe chères à l'armée. 

Une cohésion qu'il a trouvée dès "le premier cours de sport où l'exercice était de faire des tours de la base. Alors que des camarades étaient en train de flancher, j'en ai vu accourir directement pour les aider, car il vaut mieux arriver ensemble que séparément". 

Un devoir de protection 

Cette valeur de l'entraide a également incité Émilie à signer un contrat de militaire. Dans l'une des salles de classe, la jeune fille de 21 ans assemble son arme pour la première fois. Coiffée d'un chignon bas comme l'exige la Grande muette, elle se dit fière de porter les couleurs de son pays, au même titre que son oncle. 

À ses yeux, "c'est une magnifique institution, on a un réel pouvoir dans le sens de la défense". À ses yeux, "lorsque l'on croise des militaires dans la rue, qui sont littéralement là pour nous protéger, je trouve ça rassurant". 

Une fois leur Famas pris en main, les appelés apprennent à marcher en rang serré, avant d'entonner en chœur leur chant de brigade, "Le chant des partisans".