Alors que l'Allemagne a imputé à la Russie la présence d'un drone explosif dans l'aéroport de Leipzig début août, la France a convoqué le chargé d'affaires russe à Paris, Bruxelles faisant également bloc derrière Berlin. De quoi donner à l'affaire une dimension européenne.
Un incident qui prend des proportions importantes. Début août, un drone chargé d’explosifs avait été découvert dans l’aéroport de Leipzig en Allemagne, à proximité de plusieurs avions cargos ukrainiens. L’engin avait été neutralisé par un robot de la police.
Une "ingérence" pour Emmanuel Macron
L'affaire a depuis pris une dimension européenne, la France convoquant par exemple le chargé d’affaires russe à Paris, pour protester contre ce qui est présenté comme une attaque hybride imputée à la Russie, notamment par l'Allemagne.
Emmanuel Macron l’a clairement affirmé, il s'agit, selon lui, d'une ingérence. Le gouvernement entend ainsi proposer de nouvelles sanctions européennes contre les navires de la flotte fantôme russe.
Bruxelles fait également bloc derrière Berlin et dénonce un acte de terrorisme soutenu par un Etat. La cheffe de la Commission, Ursula Von der Leyen, assure quant à elle que ces attaques hybrides ne resteront pas sans réponse.
De son côté, Moscou a convoqué le chargé d’affaires allemand en Russie. Le dernier consulat russe en Allemagne devrait fermer, tout comme le centre culturel russe de Berlin. "Une nouvelle erreur grossière, à l’encontre des intérêts du peuple allemand", a réagi Vladimir Poutine, la diplomatie du Kremlin dénonçant des agissements et des déclarations antirusses de la part des autorités allemandes.