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«Certains pyromanes sont très jeunes» : le profil des suspects derrière les incendies qui inquiètent les autorités

Si certains départs de feu sont accidentels, notamment à cause de barbecues, d'autres sont bien volontaires, causés par des incendiaires. [Florence Demeusy / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Alors que la France fait face à une vague de chaleur intense et à un risque accru d'incendies, 32 personnes ont été interpellées dans 22 départements pour des départs de feu présumés. Parmi elles, un tiers sont des mineurs. Les enquêteurs cherchent désormais à dresser le profil de ces incendiaires présumés.

La chasse aux pyromanes s'accentue en cette période de chaleur intense. Laurent Nuñez tape du poing sur la table et l'a fait savoir. Le ministre de l'Intérieur a annoncé ce samedi matin l'interpellation de 32 individus suspectés d'être à l'origine de départs de feu dans 22 départements. Mais concrètement, quel est le profil des personnes interpellées ?

Un tiers des 32 personnes sont des mineurs

Un tiers des 32 personnes soupçonnées d'être à l'origine de départs de feu sont des mineurs. Certains ont été présentés à des juges des enfants. Dans l'Ain, par exemple, deux adolescents de 15 et 16 ans sont suspectés d'avoir déclenché un incendie qui a ravagé une grande partie du château de Divonne-les-Bains.

Les jeunes auteurs d'incendies volontaires sont un phénomène bien connu, explique Axel Ronde, porte-parole de la CFTC Police. "Certains pyromanes sont très, très jeunes. Il faut aussi qu'il y ait une réponse plus dure de l'autorité judiciaire. Pourquoi pas faire payer les interventions, puis tous les dégâts qu'ils auront occasionnés ?", estime-t-il.

Des problèmes psychiatriques

Si certains départs de feu sont accidentels, notamment à cause de barbecues, d'autres sont bien volontaires, causés par des incendiaires. Selon les informations d'Europe 1, certains souffrent de problèmes psychiatriques.

Les services d'enquête disposent de plusieurs moyens pour retrouver ces personnes. "Soit par le bornage téléphonique, soit par les témoignages, soit par des relevés ADN, mais aussi grâce aux caméras de sécurité", précise Axel Ronde. Et parmi les 32 interpellations, seules trois personnes ont été placées en garde à vue.