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Pourquoi les fruits et légumes seront-ils plus petits, plus chers et moins beaux sur nos étals ?

Pourquoi les fruits et légumes seront plus petits, plus chers et plus moches sur nos étales ? [Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

C'est une réalité à laquelle les consommateurs vont devoir s'habituer dans les semaines à venir. Les distributeurs ont prévenu que les fruits et les légumes seront plus petits, plus moches et plus chers. Mais pour quelles raisons ? Europe 1 fait le point. 

Vous l'avez peut-être déjà constaté dans les rayons de votre supermarché ou sur les étals du marché : les fruits et légumes ont désormais une drôle de forme, sont plus petits et pourtant les prix ont augmenté. Un phénomène qui est une conséquence directe des vagues de chaleur et de la sécheresse qui en a découlé. 

"Les fruits et légumes arrivent dans des calibres et des tailles beaucoup plus petits et leurs prix ont augmenté de 13%, en moyenne, cet été", explique Dominique Schelcher, le patron de la Coopérative U dans un entretien accordé à nos confrères du Parisien

"Je lance aux consommateurs un appel à la compréhension et à la solidarité"

Un phénomène qui pourrait être bien plus grave pour les producteurs de pommes de terre. Selon l'Union nationale des producteurs de pommes de terre, le préjudice pourrait atteindre les 400 millions d'euros après les quatre premiers épisodes de canicule de l'été et le manque d'eau qui en a découlé. 

Le PDG de la Coopérative U a déjà indiqué que son groupe avait assoupli ses cahiers des charges en "acceptant des calibres plus petits, des fruits et légumes moches qui avant étaient mis au rebut". "Je lance aux consommateurs un appel à la compréhension et à la solidarité. Les produits sont peut-être moins jolis que d'habitude, mais achetez-les quand même, vous soutiendrez ainsi les agriculteurs français", ajoute-t-il. 

Les producteurs de pommes de terre envisagent une chute de la production de 23% cette année, ceux de betterave sucrière de 20%, quand le rendement au niveau de la production de maïs pourrait dégringoler de 35%. 

Face à cette situation, le gouvernement prépare un plan d'urgence pour venir en aide aux agriculteurs particulièrement affectés par cette situation. Avant de faire des annonces, Annie Genevard, la ministre de l'Agriculture, réunit ce jeudi l'ensemble des préfets pour mesurer l'ampleur des dégâts et ajuster les aides pour les différents secteurs.