Bridgestone: "On a été traités comme des chiens" par la direction, dénoncent les salariés

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Les salariés de Bridgestone ont protesté contre la fermeture de l'usine de Béthune. 1:06
Les salariés de Bridgestone ont protesté contre la fermeture de l'usine de Béthune. © DENIS CHARLET / AFP
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Le fabriquant de pneumatiques Bridgestone a annoncé cette semaine la fermeture de son usine de Béthune, dans le Nord, qui emploie 863 personnes. Une décision que n'accepte pas le délégué CGT Christian Duchateau, qui rappelle que la question de l'emploi dans la région est primordiale et qui dénonce au micro d'Europe 1 "la violence de la direction".
INTERVIEW

Après l'annonce de la fermeture de Bridgestone, un fabriquant de pneumatiques, et la suppression de 863 emplois dans le Nord, le gouvernement assure vouloir tout faire pour sauver le site implanté sur le territoire depuis presque 60 ans. Les ministres Elisabeth Borne et Agnès Pannier-Runacher ont annoncé qu'elles se rendraient lundi après-midi sur place pour une réunion de travail avec les syndicats et les élus locaux, dont le président du Conseil régional des Hauts-de-France, Xavier Bertrand. Du côté des salariés, on veut croire à cette mobilisation de l'Etat, mais il y a toujours beaucoup de rancœur vis-à-vis de la direction. "On a été traités comme des chiens", dénonce sur Europe 1 le délégué CGT Christian Duchateau.

>> Xavier Bertrand sera l'invité du Grand Rendez-vous Europe 1 - CNews - Les Echos, dimanche matin dès 10 heures

"On ne peut plus tolérer ça, c'est de la violence"

"Cette direction européenne, on dirait qu'elle cherche le conflit. Nous, on ne cherche pas le conflit, on cherche la survie de l'entreprise", dit-il avec force. Chrisitan Duchateau rappelle comment la région des Hauts-de-France a été de nombreuses fois marquée par les nombreux plans sociaux ces dernières années. "L'emploi ici, c'est très important. On est touchés par l'emploi : le taux de chômage dans le bassin minier est l'un des plus importants du Nord de la France."

"Il faut arrêter de tuer des emplois et de faire fermer des entreprises", lance le délégué CGT. "On ne peut plus tolérer ça, c'est de la violence. Nous ne sommes pas violents, ce sont eux qui sont violents", dit-il. 

Europe 1
Par Lionel Gougelot, édité par Ariel Guez