Bordeaux : une élue veut interdire la cigarette devant les écoles

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Michèle Delaunay est aujourd'hui conseillère municipale à Bordeaux.
Michèle Delaunay est aujourd'hui conseillère municipale à Bordeaux. © AFP
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Michèle Delaunay, conseillère municipale socialiste à Bordeaux, espère faire interdire la cigarette à proximité des écoles maternelles et primaires de la ville. 

L'ex-ministre Michèle Delaunay, conseillère municipale socialiste, veut interdire la cigarette aux abords des écoles de Bordeaux et vient de déposer une question écrite en ce sens au conseil municipal présidé par Alain Juppé. Cette question visant les parents d'élèves de maternelles et de primaires qui attendent ou déposent leurs enfants, sera posée au prochain conseil municipal, le 17 septembre. "Il faut y voir un message d'alerte et de débanalisation du tabac en direction des parents comme, plus tard, des enfants eux-mêmes", a expliqué Michèle Delaunay.

Étendre la mesure aux collèges et lycées. "C'est un petit pas supplémentaire dans la lutte contre le tabagisme qui serait facile à accepter dans les écoles", ajoute-t-elle. L'ex-cancérologue, fer de lance de la lutte contre le tabac, espère même aller plus loin et étendre la mesure aux collèges et lycées. "Car c'est dans cet espace et sur les réseaux sociaux que les lobbies du tabac sont les plus rudes. Ils ont compris que la cible des jeunes étaient là", explique-t-elle. L'élue socialiste espère aussi convaincre la mairie, tenue par son adversaire politique Alain Juppé. "Tout simplement parce que ma proposition est soutenue par le public", dit-elle en citant l'exemple d'une école à Yvetot, en Seine-Maritime, où les enfants ont obtenu du maire l'interdiction du tabac aux abords de l'établissement.

Solliciter le conseil municipal des enfants. Emmanuelle Cuny, adjointe (LR) à l'Éducation à la mairie de Bordeaux, exprime des réserves : "On n'interdit pas comme ça le tabac dans l'espace public", a fortiori "dans une grande ville comme Bordeaux qui compte 105 écoles". L'élue de la majorité municipale propose donc, pour "sensibiliser les adultes, de mener une réflexion en y associant le conseil municipal des enfants qui compte 61 élus (autant que d'adultes)", peut-être plus à même, selon elle, de convaincre les parents. À charge ensuite pour les élus compétents de trancher, ajoute-t-elle.