Couvre-feu à 18h : ce qui a changé dans les transports en commun

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métro RATP Paris coronavirus 1:26
Baisse de fréquentation, heure de pointe décalée : les transports s'adaptent au couvre-feu © AFP
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Les Français s'adaptent au couvre-feu à 18 heures, et les transports aussi. En Ile-de-France, "l'heure de pointe" s'est décalée pour se situer aux alentours de 17h15-17h30, tandis que les transporteurs observent, avec inquiétude, une baisse de fréquentation généralisée des transports en commun depuis le début de l'année.

La généralisation du couvre-feu dès 18 heures sur toute la France a-t-elle eu des répercussions sur les transports ? Selon les toutes dernières données actualisées, l'heure de pointe du soir a logiquement avancé d'une heure, en tout cas en région parisienne. Le pic de fréquentation, jusque-là aux alentours de 18h15, se situe désormais autour de 17h15-17h30, a constaté Ile de France Mobilités. Pour répondre à cette nouvelle "hyper pointe du soir", l'autorité organisatrice des transports a demandé à la RATP d'adapter son offre en conséquence, avec plus de métros et de bus dès 15h30.

Une continuité pour les horaires décalés 

Jusqu'à 18 heures, la fréquentation des transports grimpe de 15%, avant de fortement chuter à partir de 19 heures. Les réseaux de transport ne ferment pas pour autant plus tôt qu'avant car il faut assurer un service pour ceux qui travaillent en décalé. 

"On a assez peu réduit l'amplitude, notamment parce que l'enjeu c'est de toujours continuer à desservir les établissements de santé qui ont souvent des horaires décalés avec des gens qui sortent tard le soir", rappelle Frédéric Baverez, directeur général France de Kéolis. "Ce que l'on a fait, c'est qu'on a réduit la fréquence pour s'adapter au fait qu'il y ait objectivement moins de monde" à ces heures là, explique-t-il. 

Une baisse de fréquentation depuis le début de l'année

Plus généralement, Kéolis remarque une baisse de fréquentation depuis le début de l'année 2021. A Nancy, par exemple, depuis le début de l'année 2021, les transports comptabilisent 65% de passagers en moins par rapport à l'année précédente.

Une inquiétude durable confirmé par Transdev, groupe multinational de transports. Tous les opérateurs sont en pleine réflexion pour réduire l'offre. Un exemple parmi d'autres de lignes qui pourraient être amoindries : les bus qui desservent les universités vides faute d'étudiants. Un recours au dispositif d'activité partielle de longue durée est également envisagé.

Europe 1
Par Aurélien Fleurot, édité par Mathilde Durand