Attaque du Thalys : garde à vue levée pour le Marocain suspecté d'avoir apporté son aide

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Le suspect a été placé en garde à vue mercredi et relâché vendredi (image d'illustration de l'enquête après l'attaque)
Le suspect a été placé en garde à vue mercredi et relâché vendredi (image d'illustration de l'enquête après l'attaque) © PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Un Marocain, soupçonné d'avoir apporté une aide logistique au tireur de l'attaque du train Thalys en 2015, a vu sa garde à vue levée vendredi.

Les services antiterroristes ont levé vendredi la garde à vue d'un Marocain de 36 ans, arrêté mercredi dans une gare routière à Paris alors qu'il était soupçonné d'avoir fourni une aide logistique au tireur de l'attaque d'un train Thalys en août 2015, a-t-on appris de source judiciaire.

Un proche du "milieu islamiste radical". Cet homme résidant en Espagne a été interpellé lors d'une opération franco-espagnole "alors qu'il était en chemin pour la Belgique", avait indiqué dans un communiqué le ministère de l'Intérieur espagnol. Après 48 heures de garde à vue, il a finalement été relâché "en l'absence d'élément incriminant à ce stade", a indiqué la source judiciaire. D'après les investigations réalisées par la police espagnole, ce proche du "milieu islamiste radical" était soupçonné d'avoir "collaboré à la cellule qui avait planifié cet attentat" et d'avoir apporté "son soutien" au projet de l'organisation djihadiste Etat islamique de commettre des attentats en Europe, affirmait mercredi le ministère de l'Intérieur espagnol dans son communiqué.

Quatre hommes poursuivis en France. Le 21 août 2015, le Marocain Ayoub El Khazzani avait ouvert le feu dans un Thalys Amsterdam-Paris peu après son entrée en France, armé d'une kalachnikov, sur ordre d'Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats du 13 novembre 2015. Il avait blessé deux passagers avant d'être maîtrisé par des militaires américains en vacances, évitant un potentiel carnage. Au côté d'El Khazzani, quatre hommes sont poursuivis en France dans cette enquête, notamment Bilal Chatra et Redouane Sebbar.

Deux suspects remis par la Belgique. Le premier est soupçonné d'avoir joué un rôle d'éclaireur pour El Khazzani et Abaaoud, sur leur trajet empruntant la route des migrants au retour de Syrie. Le deuxième aurait, lui, participé aux préparatifs de la fusillade dans le train.Les deux derniers hommes, Mohamed Bakkali et Youssef Siraj, également inculpés dans l'enquête menée par la Belgique, ont été remis à la France en janvier et février: Bakkali apparaît comme un logisticien essentiel de la cellule djihadiste qui a frappé la France et la Belgique en 2015 et 2016, tandis que Siraj est soupçonné d'avoir hébergé El Khazzani à Bruxelles avant l'attaque du Thalys.