Allaitement : 3 conseils à retenir pour arrêter de culpabiliser

  • Copié
Eloïse Bertil , modifié à
Pour ou contre l'allaitement au sein ? Pour Anna Roy, sage-femme et host du podcast "Sage-Meuf", il n'y a pas de bonne réponse à cette question : l'important est de faire le choix le plus avisé pour soi. Découvrez ses conseils d'experte, et de mère, pour cesser de se culpabiliser.
PODCAST

A la sortie de la maternité, il n'y a pas de débat plus clivant que celui de l'allaitement. Dans le podcast "Sage-Meuf", la sage-femme Anna Roy partage son expérience personnelle de mère face à ce choix : donner le sein ou le biberon ? Et une fois que la décision est prise, comment l’assumer et faire face aux critiques ou aux remarques ?

Idée n°1 : quoi qu’on fasse, en tant que femme, on est systématiquement jugée que l'on décide d'allaiter au sein ou au biberon. "Pour Auguste, à quelques semaines d'intervalle, je me suis retrouvée deux fois de suite dans le même parc, en train d'allaiter mon bébé, raconte Anna Roy. La première fois, une connaissance du quartier s'approche et me dit : ‘Je ne sais pas comment tu fais pour supporter de te faire téter les seins comme ça toute la journée, toi qui es une femme si libre et si puissante.’ " La sage-femme décide de ne pas répondre, elle est dans l’incompréhension face à ce jugement.

 

Puis, deux mois plus tard, la voilà qui fait à nouveau l’objet d’une critique. Mais cette fois, parce qu’elle donne le biberon. "Une autre femme que je connais à peine vient me voir et me dit : ‘Tu aurais quand même pu insister avec l'allaitement ! Ce n'est quand même pas si compliqué d'allaiter quand on a repris le boulot !’ Ce n'était pas ce que j'avais envie d'entendre, et encore moins ce dont j'avais besoin", confie Anna Roy.

Vous voulez écouter ce podcast ?

>> Retrouvez-les sur notre site Europe1.fr et sur  Europe1.fr et sur Apple PodcastsSpotifyDeezerAmazon MusicDailymotionYouTube, ou vos plateformes d’écoute habituelles.

>> Retrouvez ici le mode d'emploi pour écouter tous les podcasts d'Europe 1

Idée n°2 : l'important est de prendre un temps de recherche et de réflexion pour faire un choix éclairé. Si pour certaines femmes, le choix de l’allaitement au sein ou au biberon s’impose naturellement, ce n’est pas le cas pour toutes les mères, insiste aussi Anna Roy. "Avant de changer de travail, vous vous informez sur le lieu, sur le type de boulot, sur la rémunération ou encore les horaires… Et personne ne va trouver étrange que vous preniez autant de renseignements ! Alors pour l'allaitement, qui est quelque chose de nettement plus engageant sur le plan corporel et le plan psychique, pourquoi faudrait-il que ce soit différent ? Que l'on sache immédiatement ce que sera notre voie ? Il faut faire ce choix d'allaitement en conscience", martèle la sage-femme.

>> Jeunes parents, vous cherchez plus d'infos ? Découvrez notre dossier spécial autour de "Sage-Meuf" saison 2

Idée n°3 : il faut s'entourer de professionnels qui soient capables d'écouter sans émettre de jugement. Pour être accompagné au mieux dans cette décision, Anna Roy donne finalement un conseil principal : "Prenez contact avec une sage-femme libérale, avec la PMI, avec une association de soutien à l'allaitement, une consultante en lactation, une puéricultrice ou tout autre personne qui sera en mesure de vous aider.”  Sur le ton de la plaisanterie, elle ajoute : "Et surtout, n'hésitez pas à en changer si cette personne ne vous convient pas. Vous n'êtes pas mariées avec nous !"

Sur la question de l’allaitement, "lâchons-nous collectivement la grappe, ou plutôt les seins, et contentons-nous de nous soutenir les unes les autres et de nous apporter mutuellement une écoute attentive et sans jugement", conclut Anna Roy.

>> Découvrez aussi les conseils d'Anna Roy sur le suivi médical des nouveau-nés, sur la gestion des émotions en post-partum ou encore sur les sorties avec bébé

Pour le lancement de la saison 2 de Sage Meuf, Carrefour continue d'apporter son soutien au Collège National des sages-femmes de France. Pour chaque écoute, l'enseigne s’engage à verser un don pour soutenir les actions de l’association et que la profession de sage-femme soit reconnue et mieux comprise.