Affaire Dupont de Ligonnès : "On est très touchés par ce drame en tant que Nantais"

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À Nantes, l'affaire Dupont de Ligonnès hante toujours les habitants, comme a pu le constater le correspondant d'Europe 1.
REPORTAGE

L'affaire Dupont de Ligonnès est de nouveau sous le feu des projecteurs depuis ce vendredi soir après l'arrestation d'un homme à l'aéroport de Glasgow en Ecosse. Dans un premier temps, les autorités écossaises et françaises ont pensé qu'il pouvait s'agir de Xavier Dupont de Ligonnès, disparu depuis huit ans, et soupçonné d'avoir tué sa femme et ses quatre enfants âgés de 13 à 21 ans, à Nantes. Finalement, les tests ADN ont prouvé qu'il ne s'agissait pas de lui. À Nantes, la mémoire de ce drame reste à vif comme a pu le constater le correspondant d'Europe 1 sur place.

De nombreux riverains se sont arrêtés ce samedi matin près de l'ancienne demeure des Ligonnès, la "maison de l'horreur", comme ils l'appellent. Ce retour au premier plan du nom de Xavier Dupont de Ligonnès a créé de l'effroi dans les rues de la ville. "C'est horrible", a confié Cécile, une voisine très affectée, au micro d'Europe 1. "Cela me perturbe profondément en tant qu'être humain. J'aimerais savoir que la personne responsable ne va pas s'en tirer. Je ne suis pas dans une optique de vendetta, je pense qu'il ne faut pas tomber là-dedans. Mais j'ai un certain sens de la justice".

"Cela pose beaucoup de questions"

Denis, un autre riverain, qui habitait juste derrière la maison des Ligonnès, a confessé avoir rêvé de l'affaire cette nuit. "On est très touchés en tant que Nantais. On se souvient très bien de ce drame, une famille hyper catholique qui en arrive là, cela pose beaucoup de questions. Ils étaient endettés jusqu'à la moelle et il n'a pas pu l'accepter. Il a tranché d'une manière totalement hallucinante. Malheureusement, on ne peut pas rendre la vie à une famille", a-t-il déclaré, visiblement très touché par ce drame.

La majorité des Nantais interrogés sur place avaient du mal à croire à l'arrestation du "vrai" Dupont de Ligonnès, privilégiant plutôt la thèse du suicide. Finalement, la méprise sur l'homme arrêté compte parmi les nombreuses fausses pistes de cette traque qui dure depuis huit ans

 

Europe 1
Par François Coulon édité par Laura Andrieu