Accord du participe passé : la Belgique ne planche sur aucune réforme "à ce stade"

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Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles était sollicité après des informations de presse en France faisant état d'une volonté de simplification de l'accord du participe passé en Belgique.
Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles était sollicité après des informations de presse en France faisant état d'une volonté de simplification de l'accord du participe passé en Belgique. © ERIC FEFERBERG / AFP
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Les autorités de la Belgique francophone affirment mardi n'avoir été saisies d'aucun avis de spécialiste recommandant de modifier la règle de l'accord du participe passé, a affirmé mardi un responsable de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les autorités de la Belgique francophone n'ont été saisies "à ce stade" d'aucun avis de spécialiste recommandant de modifier la règle de l'accord du participe passé, a affirmé mardi un responsable de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), entité compétente sur ces questions.

"Les ministres concernés et le gouvernement (de la FWB) n'ont pas été saisis d'une quelconque demande du Conseil de la langue française et ne sont donc pas amenés à se positionner, en tout cas à ce stade", a assuré Eric Etienne, porte-parole de la ministre de l'Education Marie-Martine Schyns.

L'appel de deux professeurs. Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (anciennement appelée Communauté française) était sollicité après des informations de presse en France faisant état d'une volonté de simplification de l'accord du participe passé en Belgique. "Les instances linguistiques de Belgique veulent en finir avec l'accord du participe passé, règle aux multiples exceptions qui fait suer bien des Français", a écrit à sa Une mardi le quotidien français Libération, évoquant une "guerre" de l'orthographe déclarée par les Belges. Plus précisément, il s'agirait d'instaurer l'invariabilité du participe passé employé avec l'auxiliaire avoir.

En Belgique, "sur la base d'avis ou de recommandations, on pourrait se positionner (sur cette question) mais ce n'est pas le cas en ce moment", a insisté Eric Etienne. "On a des réflexions, c'est une question intellectuellement intéressante mais c'est absolument prématuré", a-t-il ajouté.