À Paris, un chef étoilé a lancé son potager : "On couvre 20 à 30 % de nos besoins en légumes"

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Le chef étoilé de l’hôtel George V à Paris a lancé depuis quelques mois son potager à Versailles. 4:40
Le chef étoilé de l’hôtel George V à Paris a lancé depuis quelques mois son potager à Versailles. © Europe 1
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Simone Zanoni, chef étoilé de l’hôtel George V à Paris, a lancé depuis quelques mois son potager à Versailles. "Il s'agit vraiment de mettre en place un circuit court", explique-t-il sur Europe 1.
CIRCUITS COURTS

Le luxe se met au vert. Hôtels cinq étoiles, resorts et autres restaurants gastronomiques sont de plus en plus nombreux à prendre la mesure des problématiques sociales et environnementales. Simone Zanoni, chef étoilé de l’hôtel George V à Paris, est de ceux-là. Il a entamé une réflexion sur la lutte contre le gaspillage alimentaire  et les produits locaux et de saison et a lancé il y a quelques mois son propre potager de 200m² sur l'ancien domaine de la princesse Elisabeth de France à Versailles.

"Un circuit court". "On a un restaurant de 180 à 200 couverts par jour avec un gros débit de nourriture. Grâce au potager, on est capable de couvrir 20 à 30 % de nos besoins en légumes", explique-t-il mercredi dans Circuits Courts sur Europe 1. Il ne s'agit pas seulement de cultiver des légumes ou d'être locavore, c'est vraiment de mettre en place un circuit court", insiste-t-il.           

"Une prise de conscience". "On produit des courgettes, des haricots verts, des petites courges… Des produits de saison, non traités et moches", détaille-t-il. "On a choisi de pas chercher la perfection du légume car la nature n'est pas parfaite, comme nous en fait". Mais Simone Zanoni va plus loin. Le chef travaille avec une start-up qui récupère les déchets alimentaires de son restaurant et les transforme en compost. "Ce compost, on l'amène ensuite dans notre potager", détaille-t-il. "On ne peut pas encore dire qu'on est autosuffisant mais on essaye de faire de notre mieux. Ce que l'on souhaite, c'est susciter des prises de conscience".

Europe 1
Par Clémence Olivier