A Marmande, "il ne faudrait pas que la cote de la Garonne monte au-dessus de 9,50 mètres"

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© GAIZKA IROZ / AFP
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Comme beaucoup de communes du Sud-Ouest, Marmande, dans le Lot-et-Garonne, est actuellement victime d’une crue de la Garonne. Si des mesures exceptionnelles ont été prises par le maire, Daniel Benquet, le fleuve reste sous une extrême surveillance, car la décrue n'est pas encore amorcé. Au contraire. 
TÉMOIGNAGE

Le Sud-Ouest a été durement frappé par les inondations ce week-end. Au total, trois personnes ont été tuées et cinq autres ont été blessées. Dimanche soir, le corps d’un automobiliste qui était porté disparu depuis vendredi a été découvert dans les Landes. Un département qui reste lundi matin en vigilance orange inondations, comme la Gironde, le Gers et le Lot-et-Garonne. Dans ce dernier département, l’inquiétude est grande, notamment à Marmande, où la crue de la Garonne est surveillée de près.

Le niveau du fleuve était à 8,83 mètres demain et était monté à 9,30 mètres lundi matin. "Pour le moment, les risques sont contenus, mais il ne faudrait pas que la cote monte au-dessus de 9,50 mètres", prévient Daniel Benquet, le marie de Marmande, interrogé par Europe 1. "Ici, nous avons une digue qui protège 800 personnes, donc c’est quand même une situation assez importante pour notre ville."

"Les mobilités sont vraiment à proscrire"

"Il y a des mesures tout à fait exceptionnelles qui ont été prises", poursuit l’élu. "Nous avons 17 lignes de transport scolaires qui ont été modifiées, 9 qui ont été supprimées en fonction de la localisation des écoles. En termes de vie quotidienne, il n’y a pas de difficulté particulière. Tout le monde a été soit évacué soit relevé d’un niveau dans les maisons".

Daniel Benquet appelle surtout les habitants de sa ville à rester chez eux. "Ce sont surtout les mobilités qui sont vraiment à proscrire pendant les heures qui viennent, puisque depuis cette nuit et toute la journée nous risquons d’avoir la Garonne à l’étale (niveau d’équilibre proche de celui de rupture, ndlr) et que ça va continuer encore la nuit prochaine."

Europe 1
Par Sophie Eychenne, édité par Rémi Duchemin