8-Mai : à la découverte des blockhaus, ces vestiges de la Seconde Guerre mondiale

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La Casemate du Pointeau est un des nombreux blockhaus de la façade Atlantique. 1:37
La Casemate du Pointeau est un des nombreux blockhaus de la façade Atlantique. © Charles Guyard / Europe 1
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Le 8 mai commémore la fin de la Seconde guerre mondiale. A cette occasion, Europe 1 vous emmène à la découverte des certaines des vestiges les plus imposants de cette époque : les blockhaus, construits à l'époque par l'Allemagne nazie. Ces reliquats du "mur de l'Atlantique" sont visitables gratuitement et témoignent d'une histoire pas si lointaine. 
REPORTAGE

Une grosse masse de béton qui semble sortir du sable. Si vous vous êtes déjà promenés sur la côte Atlantique, près de Saint-Nazaire, vous les avez sans doute remarqué sans forcément oser rentrer dedans. Ce sont des blockhaus, témoins d'une part importante de l'Histoire. Construits par l'Allemagne nazie tout le long de la côte, elles constituaient ce qu'on appelait le "mur de l'Atlantique". 

Alors qu'un documentaire intitulé "A Chacun son blockhaus" sera diffusé lundi soir sur France 3 Pays de la Loire, Europe 1 vous emmène, à l'occasion du 8-Mai, à la découverte de ces vestiges de la Seconde Guerre mondiale, visitables gratuitement et librement.

"Un comité d'accueil pour les bateaux"

A peine engagé sur un chemin qui longe la plage apparaissent les premiers d'entre eux. "Il y en a toute une série. C'était un peu le comité d'accueil pour tout bateaux qui voulaient rentrer dans le port de Saint-Nazaire", explique Christophe François, journaliste pour France 3 Pays de la Loire et auteur du documentaire.

Ce vrai passionné, qui sillonne les vestiges du fameux "mur de l'Atlantique", sait dénicher les quelques surprises coincées entre une dune et des arbres, comme "une tourelle blindée qui permettait de surveiller sans prendre de projectiles". Et pour cause, "elle est en acier blindé et fait plusieurs dizaines de centimètres d'épaisseur", détaille-t-il.

Un nombre inconnu de blockhaus

Un objet assez rare comme le confirme Christophe François. "En général, on n'en trouve plus car à la fin de la guerre on avait besoin de beaucoup d'acier et de ferraille, donc il ne reste plus grand-chose, y compris les portes blindées qui ont été découpées."

Au total, des centaines, et même des milliers de blockhaus - la maison bloc en français - tapissent tout le littoral. Il est impossible de dire combien exactement car aucun inventaire n'a encore été réalisé officiellement à ce jour au niveau national. Ces bâtiments gigantesques, plus ou moins accessibles, à condition de se contorsionner un peu, offrent une plongée dans l'Histoire, sur le mode pédagogique ou simplement celui de la balade.

Europe 1
Par Charles Guyard, édité par Guilhem Dedoyard