150 personnalités signent un "manifeste pour l'accueil des migrants"

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Le manifeste a été signé par 150 personnes dont la comédienne Josiane Balasko ou encore l'humoriste Christophe Alévêque.
Le manifeste a été signé par 150 personnes dont la comédienne Josiane Balasko ou encore l'humoriste Christophe Alévêque. © JOEL SAGET / AFP
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Josiane Balasko, Romane Bohringer ou encore l'économiste Thomas Piketty. Dans un manifeste publié mercredi, de nombreuses personnalités estiment "illusoire de penser que l’on va pouvoir contenir et a fortiori interrompre les flux migratoires".

150 personnalités ont signé "un manifeste pour l'accueil des migrants". Publié mercredi dans Politis et Regards ainsi que sur le site Mediapart, ce texte a notamment été signé par les comédiennes Josiane Balasko et Romane Bohringer, l'humoriste Christophe Alévêque, l'économiste Thomas Piketty ou encore l'ancien international de football Lilian Thuram.

Renforcer les frontières mène à "la violence". Alors que l'Aquarius, ce bateau de sauvetage qui oeuvre en mer Méditerranée, fait encore parler de lui, ce collectif estime "illusoire de penser que l’on va pouvoir contenir et a fortiori interrompre les flux migratoires". Sécuriser les frontières produirait en effet "de la violence". Alors qu'à l'avenir les mouvements de population risquent d'empirer entre "les guerres" et "les catastrophes climatiques", les signataires trouvent "indigne moralement et stupide rationnellement" de laisser des pays pauvres accueillir les migrants. 

Pour "la liberté de circulation" et "l'égalité des droits sociaux". Face à ce défi, le collectif invite à ne pas céder aux "idées, que l'extrême droite a imposées" et qui font renaître "le temps des boucs émissaires" : "nous, intellectuels, créateurs, militants associatifs, syndicalistes et citoyens avant tout, affirmons que nous ne courberons pas la tête", est-il affirmé dans le texte. Les signataires demandent que "la liberté de circulation et l’égalité des droits sociaux pour les immigrés présents dans les pays d’accueil" soient "des droits fondamentaux de l’humanité".