Vague de froid : "C'est inhabituel à quelques jours du printemps"

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neige paris 1280
Après le Moscou-Paris, la vague de froid actuelle vient de Scandinavie. Image d'illustration. © LUDOVIC MARIN / AFP
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Les températures sont environ 6 degrés en-dessous des moyennes de saison. La vague de froid prend sa source d'un air froid en provenance de Scandinavie. 
INTERVIEW

Une vague de froid balaie la France. Quatre départements du sud étaient toujours en vigilance orange neige et verglas à la mi-journée et dans tout l'Hexagone, les températures sont en-dessous des moyennes de saison. Un phénomène inhabituel à quelques jours du printemps. Jérôme Lecou, prévisionniste à Météo France, explique à Europe 1 les causes de cette vague de froid.

Est-il normal qu'il fasse aussi froid à cette période de l'année ?

C'est plutôt inhabituel à cette période. Pour qu'on retrouve trace d'une période où il fait aussi froid à quelques jours du printemps, il faut remonter à 2005. La séquence de froid aujourd'hui est très tardive. Lundi matin par exemple, il a fait -1°C à Paris alors que dans les moyennes de saison, cela devrait davantage tourner autour des 5,5° et 12,5° l'après midi. La capitale n'est pas la seule concernée et on retrouve les mêmes phénomènes à Strasbourg, Nantes ou bien encore à Toulouse où nous sommes environ 6 degrés en dessous des moyennes de saison.

Comment expliquer cette vague de froid ?

Ce n'est pas un phénomène qui touche uniquement la France. Une bonne partie du Benelux et la Grande-Bretagne le subissent également. Le mois dernier, nous avons connu une vague de froid du fait d'une descente d'air en provenance de la Russie, le Moscou-Paris. Cette fois-ci, le courant d'air froid prend sa source en Scandinavie. Et cela va continuer encore quelques jours. La température ressentie est également bien en-dessous des normales

Est-ce que cela augure d'un printemps froid ?

Les deux phénomènes ne sont pas liés. Nous pouvons très bien avoir un printemps avec des températures au-dessus de la moyenne, malgré la situation que nous connaissons actuellement. 

Europe 1
Par Dylan Gamba