Vaccin Covid : les premières injections de Novavax en France prévues pour début février

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avec AFP , modifié à
Les premières injections en France du vaccin anti-Covid de Novavax, le cinquième à avoir été approuvé dans l'Union européenne, pourraient avoir lieu "début février", a indiqué jeudi le ministère de la Santé. Selon le ministère, la France doit recevoir "3,2 millions de doses" de ce vaccin au premier trimestre.

Les premières injections en France du vaccin anti-Covid de Novavax , le cinquième à avoir été approuvé dans l'Union européenne , pourraient avoir lieu "début février", a indiqué jeudi le ministère de la Santé. Ce vaccin a été approuvé le 20 décembre dans l'UE et son utilisation en France est toujours conditionnée à l'avis de la Haute autorité de santé (HAS). Cet avis est attendu "dans les jours qui viennent", selon le ministère de la Santé.

3,2 millions de doses pour la France

Selon le ministère, la France doit recevoir "3,2 millions de doses" de ce vaccin au premier trimestre, et a posé une option pour "3,2 millions de doses supplémentaires" au deuxième trimestre. Les premières livraisons sont attendues "fin janvier" selon le ministère, mais "des signaux indiquent qu'il pourrait y avoir des retards".

Sous réserve de l'approbation de la HAS, "on pourrait commencer début février" à injecter ce vaccin en France, a-t-on poursuivi de même source. Ce vaccin a la particularité de ne pas utiliser la technologie de l'ARN messager, contrairement à ceux de Pfizer et Moderna (les deux seuls aujourd'hui hégémoniques en France après l'abandon progressif de ceux d'AstraZeneca et de Janssen).

Une technique plus traditionnelle

Vendu sous le nom de Nuvaxovid, ce vaccin fabriqué par le laboratoire américain Novavax est un vaccin dit "sous-unitaire" : il contient une composante du virus (et non le virus entier comme les vaccins les plus classiques), introduite dans l'organisme pour déclencher une réponse immunitaire.

C'est sur cette technique que se basent les vaccins contre la coqueluche, la méningite à méningocoque et l'hépatite B. Cela pourrait lever les réticences des personnes qui refusent de se faire vacciner car la technologie de l'ARNm est toute nouvelle. "Puisse (ce vaccin) être un solide encouragement pour les non-vaccinés ou ceux qui n'ont pas fait leur rappel !", avait ainsi espéré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de son approbation dans l'UE.