Quatre conseils pour mieux vivre sa préménopause

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La ménopause arrive en moyenne à l’âge de 51 ans. 3:38
La ménopause arrive en moyenne à l’âge de 51 ans. © Pixabay
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La préménopause est une période particulièrement délicate et désagréable pour les femmes car, contrairement à la ménopause, aucun traitement ne peut être prescrit pour en atténuer les symptômes. Invitée de Sans Rendez-vous sur Europe 1, la gynécologue Odile Bagot donne quelques conseils pour mieux traverser cette période, en ayant notamment recours à la médecine alternative.

C'est une période dont on parle moins que de la ménopause, et qui peut pourtant être synonyme de symptômes et de douleurs. Invitée de Sans Rendez-vous, lundi sur Europe 1, la gynécologue Odile Bagot, auteure du livre Ménopause, pas de panique (Ed. Broché) a évoqué les difficultés rencontrées par les femmes avant cette étape importante de la vie, caractérisée par un arrêt des règles "pendant au moins un an" : la préménopause. 

Car si des traitements hormonaux existent pour lutter contre les symptômes peu agréables de la ménopause, qui intervient en moyenne à l’âge de 51 ans et s’accompagne de bouffées de chaleur, de fatigue ou d'insomnies, il n’y a pas de traitement pour cette période de préménopause. "Une fois qu’on est complètement ménopausée, et on est dans un état d’équilibre et on peut être soignée s’il le faut. Mais c’est la période d’avant, où on a des hauts et des bas, qui est vraiment pénible", explique Odile Bagot. A ce moment-là, le déséquilibre entre œstrogènes et progestérone créé "le bazar dans les hormones, et entraine des troubles du cycle : des règles qui viennent trop tôt, qui durent trop longtemps, mal aux seins etc", développe la gynécologue, qui livre quelques conseils pour mieux vivre cette période.

Les huiles essentielles

Odile Bagot recommande d'abord d’utiliser l’huile essentielle de sauge sclarée. "On peut en mettre trois gouttes dans une cuillère de miel, les mettre dans le creux du poignet et les inhaler, ou les utiliser en massage, coupées avec une autre huile", développe-t-elle. Elle a conseille également l’huile essentielle d’anis verte et de cyprès.

L'actée à grappe noires

L’actée à grappe noires est un remède traditionnel, qui vient d’une plante d’origine amérindienne. Elle permet de lutter contre les bouffées de chaleurs, symptômes très courants de la préménopause (et aussi de la ménopause). "On peut en prendre sous forme de comprimés et d’extraits, mais sans excès", alerte Odile Bagot, "il faut voir avec le pharmacien pour avoir le bon dosage".

L’homéopathie

"Dans certaines études, l’homéopathie a montré un petit bénéfice par rapport au placebo. Mais pour les bouffées de chaleur, tous les traitements ont 50% d’effet placebo. L’homéopathie, quand elle est prescrite de manière individualisée, peut fonctionner", estime Odile Bagot.

L’alimentation et les compléments alimentaires

Pour lutter contre les bouffées de chaleur, la gynécologue estime que les phytoestrogènes, notamment présentes dans le soja, peuvent être efficaces. Mais elle appelle à la prudence : "c’est compliqué pour l’alimentation et les compléments alimentaires, parce que l'on n’arrive pas à connaitre la dose de phytoestrogène qu’il y a dans les différents aliments : la transformation de ces aliments en principes actifs dépend de notre génétique et de notre flore digestive", explique-t-elle.

"Si on veut faire simple, on peut ajouter des yaourts au soja et des graines de lin, mais si on a une alimentation avec déjà beaucoup de soja et de tofu, il ne faut pas rajouter des compléments alimentaires, il faut être prudent", conclut-elle donc.

Europe 1
Par Léa Leostic