Ecoute, synchronie et valorisation : trois mots qui peuvent s'avérer d'une grande aide dans la relation avec autrui. En ces vacances d'été post-confinement , les tensions avec l'entourage peuvent parfois rester vives. Dans Sans rendez-vous, sur Europe 1, la psychothérapeute Isabelle Filliozat nous donne quelques clés pour des échanges plus apaisés avec nos proches.
Une bonne dose d’écoute
L'écoute reste le maître mot pour harmoniser nos relations. Selon Isabelle Filliozat, nous avons tendance, au cours de nos échanges avec autrui, à vouloir perpétuellement nous mettre en avant, nous valoriser. Nous ne pensons exister qu’aux yeux des autres. Et c’est bien le problème, car nous en oublions finalement de nous intéresser à notre interlocuteur. "Par exemple, le matin, au lieu de d’engueuler mon enfant, je cherche à rentrer dans son monde, à comprendre les représentations qu’il se fait des choses. Il faut être ainsi curieux de l’univers de l’autre ", explicite la psychothérapeute au micro d’Europe 1.
Une pointe de synchronisation
Une fois cette position d’écoute adoptée, Isabelle Filliozat propose ce qu'elle appelle la "synchronisation". Le but : se mettre sur la même longueur d’onde que notre interlocuteur, combattre les "bugs dans la communication". En reprenant l’exemple de sa relation avec son fils, la psychothérapeute s’explique : "Avant de rentrer en relation, je prends du temps pour respirer, en le regardant. L’objectif est de m’adapter à sa longueur d’onde et de me mettre en harmonie avec lui. Cela permet d’obtenir une écoute qui n’est pas seulement intellectuelle mais qui est aussi corporelle".
Une pincée de compliments
Enfin, Isabelle Filliozat l’assure : la flatterie bien dosée n’a jamais fait de mal à personne. Compliments et gratifications viennent, ainsi, conclure la recette d’Isabelle Filliozat. Selon elle, nous oublions très souvent de complimenter la personne que nous côtoyons. Ainsi, quelques louanges bien placées au cours de la discussion ne peuvent qu’améliorer vos relations. "Il faut prendre le temps de regarder l’autre et ensuite de décrire. Quand on décrit ce que fait une personne, on l’encourage dans ses actions. Et cette valorisation s’accompagne souvent d’une gratification. Il faut prendre le temps de s’arrêter pour nommer ce qui fait du bien".