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Iran : comment expliquer l'inaction de Donald Trump qui a renoncé à frapper le régime des mollahs ?

Donald Trump avait menacé de frappes aériennes sur l'Iran, avant de se rétracter (illustration). [Sebastian Gollnow / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP]

Après avoir proféré des menaces de frappes aériennes contre l'Iran, Donald Trump s'est finalement rétracté. Même si la question se pose toujours, en coulisses, les pays du Golfe sont à la manœuvre pour dissuader le président américain d'intervenir directement, craignant un embrasement de la région.

En milieu de semaine, les frappes américaines sur l'Iran semblaient certaines. Les bases américaines de la région étaient en état d'alerte, prêtes à une intervention. Mais en quelques jours, Donald Trump s'est montré plus apaisé, au point de se demander si le gouvernement américain prévoit toujours une intervention directe contre le régime des mollahs.

Derrière cette temporisation, d'intenses tractations diplomatiques ont convaincu le chef d'État de ne pas agir. Il faut dire que l'Arabie saoudite et le Qatar, alliés de Washington, redoutent en particulier une riposte militaire de l'Iran.

La crainte d'une crise pétrolière majeure

"Les autorités iraniennes ont fait valoir que le type de réplique qui serait envisagé serait illimité. Donc elle viserait évidemment des bases américaines, notamment celles au Qatar et ailleurs, mais potentiellement elle pourrait être élargie à ceux qui sont présentés comme les alliés des États-Unis dans la région", analyse le chercheur David Rigoulet-Roze.

Et pour cause, les pays du golfe sont à portée de missiles iraniens capables de frapper leurs infrastructures stratégiques, centrales électriques, usines de désalinisation et surtout, installations pétrolières. La crainte d'une crise du pétrole qui pourrait entraîner une paralysie du détroit d'Ormuz, passage stratégique entre Oman et l'Iran.

Enfin, Israël aurait demandé à Donald Trump de temporiser pour se préparer à une éventuelle riposte iranienne.