Le sevrage tabagique, une mesure décisive pour 7 fumeurs sur 10

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Après la gomme à mâcher Nicotine EG prise en charge par la Sécu depuis le 28 mars, le patch NicoretteSkin a été inscrit au remboursement. 1:03
Après la gomme à mâcher Nicotine EG prise en charge par la Sécu depuis le 28 mars, le patch NicoretteSkin a été inscrit au remboursement. © MYCHELE DANIAU / AFP
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Selon un sondage OpinionWay/ Johnson & Jonhson, plus de 7 fumeurs actuels sur 10 affirment que le coût des substituts nicotiniques est un frein pour arrêter de fumer.

Depuis dimanche dernier, l'Assurance Maladie rembourse à 65% certaines marques de patchs anti-tabac (NicoretteSkin) et des gommes à mâcher à la nicotine (Nicotine EG) pour les fumeurs. Ceux qui ont une mutuelle n'ont même plus à payer en pharmacie alors qu'ils devaient jusque-là avancer les frais avant de se faire rembourser un forfait de 150 euros par an.

De quoi pousser certains fumeurs à arrêter le tabac ? Oui, si l'on en croit un sondage OpinionWay/Johnson&Jonhson réalisé sur un panel de 1.000 personnes, dont 50 % de fumeurs et 50 % de non-fumeurs. Selon les résultats de cette enquête qu'Europe 1 s'est procurée, plus de sept fumeurs actuels sur dix affirment que le coût des substituts nicotiniques est un frein pour arrêter de fumer. 62% des fumeurs actuels estiment également que si les substituts nicotiniques étaient remboursés par la sécurité sociale cela inciterait les fumeurs à arrêter de fumer. "Sortir 50 euros pour une boite de patchs, ça fait une somme. A la fin du mois si l'on fait les comptes, cela revient au même que les paquets de cigarettes que l'on achète", confie une fumeuse à Europe 1. "Le fait qu'il n'y ait plus besoin de sortir cette avance d'argent, c'est motivant."

De bons résultats avec les patchs. Pour le Dr Anne Laurence Le Faou, présidente de la société francophone de tabacologie, cette mesure est d'autant plus intéressante que l'efficacité des substituts nicotiniques n'est plus à démontrer : "Les patchs et les gommes multiplient par trois le taux de sevrage à six mois par rapport à quelqu'un qui ne prend rien", rappelle la spécialiste. "Quelqu'un qui ne prend rien n'a que 3 à 5 % de chance d'y arriver seul, pas plus".

Deux produits remboursés pour le moment. Pour bénéficier du remboursement, la patient doit se présenter en pharmacie avec une ordonnance sur laquelle il est inscrit précisément le nom du produit. Aujourd'hui, il n'y en a que deux pris en charge par l'Assurance maladie mais d'autres substituts nicotiniques ont vocation à compléter la liste, au gré des négociations avec les laboratoires.

Europe 1
Par Mélanie Gomez, édité par Clémence Olivier