Entre 9 et 11 millions de Français aident un proche âgé ou malade. Ceux qu'on appelle les aidants sont de plus en plus nombreux dans le pays. En cause notamment : l'allongement de notre espérance de vie. Mais cette aide peut avoir de grosses conséquences, notamment sur les carrières professionnelles.
En plus de limiter la progression des carrières, les aidants ne sont pas les plus aidés du système. Aujourd'hui, il existe deux aides principales en France pour ceux qui doivent s'occuper d'un proche. Il y a le congé proche aidant, qui permet d'arrêter de travailler.
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Une aide financière minime
Ce congé est limité à un an maximum sur une carrière complète. Par ailleurs, ce congé n'est rémunéré ni par la sécurité sociale, ni par l'employeur. L'autre aide qu'un aidant peut demander est celle de l'allocation journalière, nommée AJPA (pour Allocation journalière du proche aidant) . Son montant est de 65 euros. Mais cette aide financière, est limitée à 66 jours par personne aidée.
En clair, une somme et un délai jugés bien trop faibles pour compenser la perte de salaire. Si ces dispositifs sont souvent mal connus, la problématique est ailleurs. Ces aides prennent des semaines avant d'être mises en place, tandis que certains salariés craignent aussi d'être pénalisés par l'employeur. De quoi produire l'effet inverse de celui recherché : soulager les aidants.