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IVG : l'Ordre des médecins dénonce la "violence" des propos du pape

Europe1 .fr avec AFP - Mis à jour le . 1 min
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"Comment ne pas réagir à des termes d'une telle violence ?", écrit dans son courrier Patrick Bouet, le président du Cnom. © JACQUES DEMARTHON / AFP

Dans un courrier envoyé jeudi, le président de l'Ordre des médecins rappelle que "les professionnels de santé ont fait vocation d'écoute, d'aide et de soutien à leurs concitoyennes". 


Le pape a "fortement ému la communauté médicale" en comparant avec "violence" l'avortement  au recours "à un tueur à gages" , s'est indigné l'Ordre des médecins, dans un courrier au représentant du souverain pontife en France, Mgr Luigi Ventura.

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"Des termes violents". Le pape "a prononcé des mots très durs sur l'avortement, qui ont fortement ému la communauté médicale française que j'ai l'honneur et la responsabilité de représenter" écrit le président du conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom), le docteur Patrick Bouet, dans une lettre datée du 11 octobre.

"Comment ne pas réagir à des termes d'une telle violence, alors que les professionnels de santé ont fait vocation d'écoute, d'aide et de soutien à leurs concitoyennes pour les accompagner dans des moments parfois difficiles de leur vie, et pour leur assurer un accès à l'interruption volontaire de grossesse dans les meilleures conditions possibles si elles en expriment le souhait", s'interroge le Dr Bouet.

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Le corps médical "stigmatisé". "Si je comprends que sa Sainteté, au nom de sa foi, souhaite défendre des principes importants pour l'Église qu'il dirige", le Cnom "ne peut accepter que l'anathème soit ainsi jeté sur l'ensemble du corps médical, qui s'en retrouve stigmatisé", écrit-il à l'adresse du nonce apostolique.

Que "la souffrance physique" ne soit "pas niée". L'Ordre "ne peut non plus tolérer que la souffrance physique, psychique et morale vécue par des femmes en détresse, parfois en grande souffrance quand elles ont recours à l'interruption volontaire de grossesse, soit niée", poursuit le médecin. "Je perçois aujourd'hui, Monseigneur, l'émotion et l'incompréhension ressenties par les médecins et les femmes ainsi désignées, et souhaite vous les faire connaître en leur nom", précise-t-il.