Greffe d'utérus : "C'est d'une extrême lourdeur et ce n'est pas dénué de risques", prévient Israël Nisand

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Après la première greffe d'utérus réalisée le 31 mars dernier, le président du collège français des gynécologues obstétriciens prévient sur Europe 1 qu'il ne s'agit pas d'un geste anodin.  
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C'est une greffe lourde et non-permanente. Le 31 mars dernier a eu lieu en France la première greffe d'utérus à l'hôpital Foch de Suresnes. C'est une femme de 34 ans qui a bénéficié de l'utérus de sa mère de 57 ans. L'objectif est qu'elle puisse ensuite faire un enfant avec l'un de ses embryons congelés. 

"Il faut vraiment avoir une bonne motivation". Une véritable prouesse médicale qui donne un espoir à des milliers de femmes qui n'ont plus d'utérus, soit parce qu'elles n'en avaient pas à la naissance, soit parce qu'on le leur a enlevé à la suite d'un cancer ou encore à la suite d'un accident obstétrical. Mais selon le président du collège français des gynécologues obstétriciens, Israël Nisand, il n'y aura que quelques centaines de candidates chaque année. "C'est d'une extrême lourdeur, ce n'est pas dénué de risques et il faut vraiment avoir une bonne motivation", prévient-il au micro d'Europe 1.

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Une greffe temporaire. "Il faut attendre qu'il n'y est pas de rejet, sinon il faut le traiter. Et on implante un embryon congelé seulement dans l'année qui suit le geste chirurgical", ajoute-t-il. Sans oublier que cette greffe est provisoire : une fois le ou les enfants mis au monde, l'utérus sera enlevé.