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Dans le Rhône, les agriculteurs et leurs bêtes pas épargnés par la canicule

La canicule n'épargne personne, et surtout pas les agriculteurs. Problèmes de moissons, nécessité de préserver leurs bêtes : ces derniers sont confrontés à de nombreux défis à l'occasion de ces épisodes de chaleur.

Comme une très grande partie de l'Hexagone, les agriculteurs subissent de plein fouet la canicule, tout comme leurs bêtes. Dans les champs de la ferme Michallet, à Saint-Genis-les-Ollières, dans le Rhône, le mercure affiche pas moins de 40 degrés.

Refroidir la température corporelle des bêtes

Quelques vaches, des blondes d'Aquitaine, ont choisi de se mettre à l'ombre, sous le toit du bâtiment agricole, où la température est inférieure de quelques degrés. Mais il faut quand même faire attention à ces dernières, explique Georges, le papa. 

Notamment à ce petit veau de cinq jours qu'on asperge d'eau. "On le rafraîchit ! On refroidit la température corporelle du veau qui peut parfois atteindre les 40 degrés. Parce qu'il "battait"... il fait trop chaud pour lui. À cet âge, les veaux n'ont pas encore de régulation thermique. Ils restent fragiles les 15 premiers jours", assure-t-il.

Avec des températures pareilles, la surveillance doit donc être constante, même si cela ne permet parfois pas d'éviter le pire. "Plusieurs fois dans la journée, on va les rafraîchir, faire attention qu'ils s'hydratent bien. Et puis, on va leur mettre un ventilateur s'il y a besoin. On va les rafraîchir avec de l'eau", explique Guillaume, le fils.

Dans les champs aussi, la canicule est un problème avec des moissons qu'il faut avancer. "On fait de l'orge et du blé. L'orge, c'est déjà fait. Et le blé on commence ce soir, en avance de 10 à 15 jours", ajoute ce dernier. 

Malheureusement, la conséquence de ces moissons précoces est là aussi négative : les grains seront plus petits et moins nombreux. Ce qui occasionnera, en bout de chaîne, une perte de production...