Coronavirus : la météo estivale peut-elle ralentir le variant Delta ?

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L'été dernier, la transmission avait diminué d'environ 50% par rapport a l'hiver précédent. 1:24
L'été dernier, la transmission avait diminué d'environ 50% par rapport a l'hiver précédent. © AFP
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Alors que le variant Delta gagne peu à peu du terrain en France, l'arrivée de l'été et ses fortes températures pourra-t-elle contribuer au reflux de l'épidémie ? Les spécialistes mettent en garde contre un excès d'optimisme, recommandent de rester vigilant, et insistent sur l'importance de la vaccination.

S'il ne représente actuellement que 9 à 10% des contaminations en France, le variant Delta du Covid-19 gagne du terrain. Mais une question se pose : la montée des températures va-t-elle nous aider à passer un été plus tranquille ? L'année dernière, l'arrivée des beaux jours avait effectivement contribué à faire reculer l'épidémie, mais les spécialistes appellent toutefois à ne pas se relâcher. 

Les études ont montré que l'été dernier, la transmission avait diminué d'environ 50% par rapport à l'hiver précédent. Cela s’explique à la fois par la montée des températures et par les comportements : on vit davantage à l’extérieur et avec les fenêtres ouvertes, ce qui réduit les risques de contamination. 

"La vaccination ne fait pas tout"

Mais cette année, avec la montée en puissance du variant Delta, le professeur Arnaud Fontanet, responsable de l'unité épidémiologie des maladies émergentes à l'Institut Pasteur, nous met en garde contre un excès d'optimisme. "Même si on s'attend à ce qu'il y ait une diminution de la transmission liée à la condition estivale, ça ne suffira pas en soi, par rapport à des virus encore plus transmissibles que ceux qu'on avait avant", prévient-il. 

"C'est vrai que la vaccination va aider, mais elle ne fait pas tout", dit-il encore. Et de conclure : "Ne considérons pas qu'on peut faire n'importe quoi de notre côté en termes de comportements individuels."

Ne pas trop se relâcher

Attention donc, au relâchement trop rapide des gestes barrières chez les non-vaccinés. Au sein d'une population vaccinée, c'est différent : non seulement le risque d'hospitalisation diminue, mais le risque d'être infecté et de transmettre le virus est aussi réduit d'au moins 50%... À condition d'avoir bien reçu les deux doses.

Europe 1
Par Anne Le Gall, édité par Antoine Terrel