Yves Veyrier (FO) : "La réforme des retraites est la pire idée de ce quinquennat"

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Après sa rencontre avec le Premier ministre Édouard Philippe vendredi dans le cadre de la conférence de financement du régime des retraites, le leader de Force Ouvrière continue de fustiger, au micro du "Grand Rendez-vous" d'Europe 1, ce projet de loi qu'il considère comme "dangereux pour les retraites à venir".  
INTERVIEW

Au lendemain d'une quatrième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, et à la veille d'un samedi qui risque également de voir de nombreux Français battre le pavé contre l'instauration d'un régime à points, le Premier ministre Édouard Philippe recevait à Matignon les syndicats pour poser le calendrier d'une conférence de financement et tenter d'amorcer une sortie à la crise qui perdure désormais depuis 37 jours

"On est en train de nous refaire le mauvais film de l'assurance-chômage"

Alors que le chef de file de la CFDT Laurent Berger a dit "sentir la volonté d'ouverture" du Premier ministre lors de son entrevue avec Édouard Philippe, Yves Veyrier n'est pas du tout sur la même longueur. Invité du "Grand journal du soir" d'Europe 1 vendredi, le leader de Force Ouvrière a l'impression que "l'on est en train de nous refaire le mauvais film de l'assurance-chômage : on vous demande de vous mettre d'accord sur des économies à réaliser, et si vous n'y arrivez pas, c'est l'État qui décide."

Un projet, "qu'il faut mettre de côté"

"Je suis en désaccord avec le projet de régime par points, demain, on aura ce mauvais film chaque année, on nous dira qu'il faudra faire tant d'économies", explique-t-il encore. Loin d'être sur la même longueur d'ondes que le Premier ministre dans sa volonté de trouver une piste de sortie de crise, Yves Veyrier martèle que le projet de réforme des retraites "est la pire idée de ce quinquennat", et qu'il "faut le mettre de côté". Avant de poursuivre : "On peut discuter de la question de l'équilibre budgétaire, de l'emploi des seniors, mais dans le cadre du régime actuel."

Europe 1
Par Ugo Pascolo