Violences sur les Champs-Elysées : pour Olivier Faure, "il y a un gouvernement qui, à l'évidence, ne fait pas son travail"

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Invité du Grand Rendez-vous, dimanche sur Europe 1, le premier secrétaire du Parti socialiste est revenu sur les dégradations commises samedi à Paris, en marge du mouvement des "gilets jaunes". 

INTERVIEW

"Il y a un gouvernement qui, à l'évidence, ne fait pas son travail", a estimé Olivier Faure dimanche sur Europe 1, au lendemain des violents débordements survenus en marge de la mobilisation des "gilets jaunes", à Paris. "Ça fait 18 semaines, ça ne fait pas deux jours, qu'on se retrouve avec des manifestations violentes. On a le sentiment d'un pouvoir impuissant alors qu'il a face à lui 1.000 casseurs."

"Chaque semaine, les déclarations se répètent". "Il y a des semaines où ils ont réussi à appréhender de simples manifestants. En revanche, les casseurs ce n'est pas possible ?", a encore questionné le premier secrétaire du Parti socialiste, interrogé lors du Grand Rendez-vous. "Il y a quand même là une difficulté. Chaque semaine, les déclarations se répètent. On a un pouvoir qui dit qu'il sera plus sévère la semaine suivante, mais en réalité rien ne se passe." Se défendant d'être "dans le soupçon ni l'accusation", Olivier Faure affirme s'interroger "sur la manière dont on maintient l'ordre dans ce pays". "Pour ces commerçants qui veulent simplement travailler, pour les Français qui veulent passer un samedi sans craindre pour leur sécurité (...), oui, c'est inquiétant."

Des magasins incendiés et pillés. "L'acte 18" du mouvement des "gilets jaunes" a été marqué par un vif regain des tensions et d'importantes dégradations à Paris. Des magasins ont été pillés et incendiés sur les Champs-Elysées, poussant Emmanuel Macron à écourter un week-end au ski pour participer à une cellule de crise. "Je veux qu'on analyse les choses et que, dans les meilleurs délais, on puisse prendre des décisions fortes, complémentaires, pour que cela n'arrive plus", a affirmé le chef de l'Etat. Selon le parquet de Paris, 200 personnes dont 15 mineurs ont été placés en garde à vue à l'issue de la journée de samedi. 

"J'entends les policiers qui s'étonnent". "Il y a effectivement un problème aujourd'hui. J'entends les policiers qui s'étonnent notamment de la façon dont on leur demande d'assurer le maintien de l'ordre, puisqu'on les cantonne à éteindre ce qui s'exprime semaine après semaine", a poursuivi Olivier Faure. "Ils disent notamment qu'il n'est pas logique de concentrer les forces de l'ordre autour de l'Elysée et qu'il faudrait laisser se déployer les policiers pour qu'ils puissent maintenir l'ordre (...). Il y a trop de gens aujourd'hui dans la police qui disent que ça ne va pas pour qu'il n'y ait pas anguille sous roche."