Violences conjugales : Emmanuel Macron s'est rendu au tribunal de Créteil

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Emmanuel Macron, ici lors de sa visite à Amiens, le 22 novembre 2019, s'est rendu au tribunal de Créteil, lundi.
Emmanuel Macron, ici lors de sa visite à Amiens, le 22 novembre 2019, s'est rendu au tribunal de Créteil, lundi. © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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Quelques heures après la présentation du plan de lutte contre les violences faites aux femmes, Emmanuel Macron s'est rendu au tribunal de Créteil, le deuxième à distribuer le plus d'ordonnances de protection. Le président a notamment échangé avec une victime et a rencontré des responsables d'un bureau d'aide aux victimes.

Emmanuel Macron s'est rendu lundi après-midi au tribunal de Créteil, dans le Val-de-Marne, pour échanger sur la situation des femmes victimes de violences conjugales, quelques heures après la présentation d'un plan de lutte par le gouvernement, a constaté une journaliste de l'AFP.

Au cours de cette visite qui n'avait pas été annoncée, le président devait rencontrer une femme victime qui lui présentera son parcours, de la signalisation des faits à la décision judiciaire. La ministre de la Justice Nicole Belloubet et la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa s'entretiendront dans le même temps chacune avec une autre victime, en présence d'accompagnatrices de l'association Tremplin 94 - SOS Femmes.

Emmanuel Macron et les deux ministres rencontreront ensuite des responsables du bureau d'aide aux victimes, mis en place par le Tribunal de grande instance (TGI) de Créteil. Quatre associations d'aide sont implantées dans ce tribunal qui a pris ces dernières années une série d'initiatives pour accélérer les procédures d'aide aux femmes victimes de la violence de leur conjoint. Le TGI de Créteil est le deuxième tribunal qui distribue le plus d'ordonnances de protection, après celui de Bobigny, en Seine-Saint-Denis.

À l'issue du Grenelle contre les violences conjugales, le Premier ministre Édouard Philippe a présenté un plan à forte tonalité juridique destiné à provoquer un "électrochoc" pour endiguer ce fléau. Il comprend notamment la prise en charge psychologique des agresseurs, l'introduction de l'emprise dans le code pénal et le renforcement du numéro 3919.