Transports : tolérance pour Pâques, mais Djebbari évoque "des contrôles sur le protocole sanitaire"

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Jean-Baptiste Djebbari, le ministre en charge des Transports, était l'invité politique d'Europe Matin vendredi. 6:06
Jean-Baptiste Djebbari, le ministre en charge des Transports, était l'invité politique d'Europe Matin vendredi. © Europe 1
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Jean-Baptiste Djebbari, le ministre en charge des Transports, a détaillé vendredi, au micro d'Europe 1, ce qu'il sera possible de faire ou de ne pas faire en matière de déplacements pour Pâques, le gouvernement ayant évoqué une "tolérance" sur certains voyages inter-régionaux en ce début de reconfinement.
INTERVIEW

Alors que samedi la France entière se verra appliquer les mêmes restrictions contre le Covid-19 en matière de déplacements, une tolérance sera accordée en ce week-end de Pâques aux familles avec enfants qui souhaitent changer de région et y rester pour le confinement, indique l'exécutif. "Pour le week-end de Pâques, lundi inclus, parce qu'un certain nombre de familles vont vouloir déposer leurs enfants chez les grands-parents, par exemple, nous appliquons une tolérance de manière à ce que ces déplacements légitimes puissent se faire", a expliqué vendredi, au micro d'Europe Matin, Jean-Baptiste Djebbari, le ministre en charge des Transports.

Cette tolérance est "spécifique" aux familles avec enfants, auxquelles l'exécutif souhaite accorder un peu plus de temps pour s'organiser dans la perspective du télétravail et du retour de l'école à la maison, précise le ministre. Ainsi, les autres types déplacements ce week-end au delà du rayon autorisé de 10 kilomètres devront toujours être justifiés par l'un des motifs listés sur les attestations de déplacement, indiquant par exemple qu'il s'agit d'effectuer des achats de première nécessité, et par un motif dit "impérieux" si ce déplacement outrepasse la limite des 30 kilomètres.

Une tolérance qui ne doit pas s'accompagner d'un relâchement des gestes barrières

"Je prends un exemple : des grands-parents qui monteraient du Limousin à Paris, pour récupérer des petits-enfants, puis qui redescendraient avec eux, c'est un déplacement légitime", détaille Jean-Baptiste Djebbari. Mais passé le lundi de Pâques, ces voyages motivés par des problèmes de garde d'enfants ne seront plus exempts de sanctions. "On n'encourage pas à ce que ce type de déplacement se reproduise quatre fois dans la semaine, ni même quatre fois dans le mois", avertit le ministre.

De manière générale, "à partir de mardi matin matin, il y aura des contrôles beaucoup plus systématiques sur le motif de déplacement", précise encore Jean-Baptiste Djebbari. Toutefois, tout au long du week-end de Pâques "il y aura toujours des contrôles sur le protocole sanitaire, comme le port du masque", souligne notre invité, qui rappelle qu'en la matière les agents de la SNCF et de la RATP sont désormais habilités à effectuer ce type de contrôle.

 

Europe 1
Par Romain David