Retour de la taxe carbone : "C'est sur la table !", assure François de Rugy

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Pour le ministre de la Transition écologique et solidaire, les modalités du retour de la très critiquée "taxe carbone" doivent être discutées lors du "grand débat national".

INTERVIEW

En plein "grand débat national", Brune Poirson, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, n'avait pas fait de secret quant à cette inclinaison. Chez Audrey Crespo-Mara mardi matin, le ministre de la Transition écologique et solidaire n'a fait que confirmer. Oui, le retour de la taxe carbone "est sur la table", a annoncé François de Rugy.

"Difficile de la moduler en fonction des revenus". "C'est le moment ou jamais d'en débattre", assure le ministre, qui a justement évoqué la question et ses modalités lundi soir lors d'un débat en Corrèze. D'emblée, François de Rugy semble exclure une taxe carbone payée uniquement par les Français les plus riches. "C'est difficile de moduler la taxe carbone en fonction des revenus, c'est fondé sur la consommation de carburant, de pétrole, de fioul, de gaz", justifie l'ancien élu EELV.

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De l'argent pour financer la transition écologique. "Ce qu'on peut dire en revanche, c'est ce qu'on ferait de cet argent récolté ? 3 centimes de taxe carbone sur les carburants, c'est 2 milliards d'euros. Les Français nous ont dit : 'on ne peut plus continuer en ayant l'impression que ça va dans le budget général de l'Etat. Il faut que ce soit à 100% pour la transition écologique.' Si on est capable de dire que cet argent irait à 100% dans la transition écologique, irait à des aides aux Français qui en ont le plus besoin, à ce moment-là, on pourrait peut-être reprendre cette trajectoire", glisse François de Rugy.

Le Maire et Rugy en désaccord sur le diesel. Pour porter ce retour de la taxe carbone, si décriée notamment par les "gilets jaunes", le gouvernement aura besoin d'unité. Et sur la question du diesel, celle-ci pourrait bien être déjà fêlée. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire étudie en effet la possibilité d'accorder le même label écologique aux véhicules diesel de dernière génération qu'aux véhicules roulant à l'essence, récents et hybrides. Sur Europe 1 lundi matin, François de Rugy a exprimé une position divergente : "Je crois qu'il ne faut pas envoyer des signaux contradictoires sur la pollution de l'air."