Procès de la perquisition au siège de LFI : "La colère n'est pas punissable par la loi", rappelle l'avocat de Jean-Luc Mélenchon

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Alors que s'ouvre ce jeudi matin le procès pour "actes d'intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l'autorité publique, rébellion et provocation" de Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches, l'avocat du chef de file du parti affirme que des irrégularités émaillent le dossier.

Après la séquence politique, place au temps judiciaire. Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches comparaissent pendant deux jours au tribunal correctionnel de Bobigny pour les incidents ayant émaillé la perquisition au siège de la France Insoumise en octobre dernier. L'occasion pour le chef de file de la France insoumise et ses co-prévenus de s'expliquer devant le juge.

"Quand Jean-Luc Mélenchon voit que tout ça déraille, ça le met dans une colère noire"

"Il y a tellement de choses à dire sur les irrégularités, les dysfonctionnements de cette perquisition, qu'on va déjà se contenter de tout énumérer", explique Mathieu Davy, l'avocat de Jean-Luc Mélenchon. "Cela va permettre d'expliquer pourquoi nos clients ont agi de la sorte, et on surréagi", ajoute-t-il. "Evidemment, on connait Jean-Luc Mélenchon : quand il voit que tout ça déraille, ça le met dans une colère noire. Mais la colère n'est pas punissable par la loi", ajoute l'avocat au micro d'Europe 1.

Depuis plusieurs semaines, le chef de file des Insoumis dénonce un "procès politique" dont il s'estime victime dans cette affaire, affirmant ne plus "croire en la justice" et qualifiant les magistrats de "menteurs". Jean-Luc Mélenchon et ses cinq co-prévenus - dont les députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud et l'eurodéputé Manuel Bompard - encourent jusqu'à 10 ans de prison, une amende de 150.000 euros et 5 ans inéligibilité. Le procès doit durer deux jours.

Europe 1
Par Chloé Triomphe, édité par Ugo Pascolo