Ce mardi, Bernard Cazeneuve a annoncé dans les colonnes du Figaro sa candidature pour l'élection présidentielle de 2027. Un moyen de faire barrage à La France insoumise, parti de Jean-Luc Mélenchon.
Embouteillage à gauche ? Après l’annonce de candidature à l’élection présidentielle de Marine Tondelier, François Ruffin, Clémentine Autain, Jérôme Guedj et celles à peine cachées de François Hollande, Raphaël Glucksmann et Olivier Faure, c’est maintenant au tour de Bernard Cazeneuve de se lancer dans la bataille pour 2027 dans les colonnes du Figaro.
C’est un véritable coup de poker de l’ancien Premier ministre qui tente de surprendre ses concurrents.
LFI incapable de remporter l'élection ?
Dans un entretien exclusif au Figaro, paru mardi 28 avril 2026, Bernard Cazeneuve déclare être candidat pour 2027. Ancien Premier ministre (2016-2017), ancien ministre de l’Intérieur (2014-2016) et président de La Convention, parti qu’il a créé après avoir quitté le Parti socialiste en 2022, assure "être prêt".
"Comme LFI est dans l’incapacité de gagner l’élection présidentielle, il faut, pour éviter à tout prix la victoire du Rassemblement national, construire une offre politique qui donne enfin une perspective aux Français", estime Bernard Cazeneuve.
Pour se démarquer, Bernard Cazeneuve tacle ses concurrents. "Contrairement à François Hollande, Raphaël Glucksmann ou Marine Tondelier, j'ai rejeté l'alliance avec La France insoumise", souligne le président de La Convention.
"Que peut-il apporter ?"
Toutefois, quasiment aucun socialiste ne s'attendait au retour de Bernard Cazeneuve à un an de la présidentielle. Un député confesse : "Depuis son départ du parti en 2022, il est retraité, sans soutien, exclu du paysage médiatique. Je ne comprends pas son geste."
"Que peut-il apporter ?", se questionne un autre élu. "J'alerte simplement sur le fait que ces initiatives individuelles font du tort à ceux qui pensent vraiment qu'il faut construire une alternative de gauche. Donc il faut une démarche unitaire et j'espère que Bernard Cazeneuve pourra s'y inscrire", estime de son côté Céline Hervieu, députée socialiste de Paris.
Pour désigner ce candidat, les adhérents socialistes doivent valider ou non la tenue d'une primaire avant l'été. "L'essentiel c'est de trouver une candidature commune anti-mélenchoniste", juge Boris Vallaud, patron des députés PS.
Pendant ce temps-là, Jean-Luc Mélenchon trace sa route et reste le mieux placé à gauche pour accéder au second tour de la présidentielle.